Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 10:01

     Voici la présentation de M. MERLETTE effectuée par M DENIAUD:


M. MERLETTE  (Ex-officier supérieur, Administrateur civil, directeur régional RFF Marseille,  membre des commissions particulières chargées d'organiser les  débats publics relatifs aux prolongements de l'autoroute A12   jusqu'aux Essarts le Roy et  celui de A16 entre l'ISLE ADAM et la Francilienne) qui avait été proposé par la CNDP pour contrôler  la concertation qui doit être engagée compte tenu du coût de la liaison et son interdepartementalité. Il est garant du bon déroulement de la concertation.  M. MERLETTE a précisé qu'il n'avait pas d'attache dans la région, qu'il habitait dans l'Eure et qu'il fallait tenir compte du fait que cette liaison allait s'intégrer à des voies déjà réalisées ou en voie de réalisation. Il n'est pas aux ordres du maître d'ouvrage. Il demandera au maître d'ouvrage toutes les informations nécessaires. Il faudra qu'il les comprenne, sinon il reposera ses questions. Il va noter les évolutions et les questions qui seront posées, les réponses ne devront pas être dilatoires.  Un planning a été demandé. A la fin de l'année un bilan de la concertation sera rendu à la CNDP. Il précise qu'il est à notre disposition.

Réunion : M. MERLETTE /Collectif du 1/07/09


Participants: MM. MERLETTE, Commissaire Enquêteur - Alain ESSEAU, Président de l'ADVE - Lucien BLANCHET, Président de l'ASIM -  Jean BABONNEAU, Christophe DRONNEAU et  Joël FAILLEAU  de l'ASIM.

                             

        Lucien BLANCHET, Président de L'ASIM remercie Mr MERLETTE d'avoir accepté cet entretien avant  la réunion de Concertation avec le CONSEIL GENERAL 44 qui à été organisée à VALLET en fin de journée. Nous souhaitions pouvoir faire un rapide historique des raisons qui ont présidé à la constitution de l'Association ASIM en 2003, lorsque les premières difficultés concernant le choix d'un tracé de route se sont élevées à MOUZILLON.

          L'ASIM s'était dès le départ des discussions avec le précédent CONSEIL GENERAL rapprochée de Mr ROZE qui présidait à la première Association de VALLET, et au cours des années suivantes des 7 autres Associations qui se sont créées successivement, tant à VALLET qu'à GORGES ,à LA CHAPELLE HEULIN et à CLISSON...lorsque les différents fuseaux d'études ont été successivement connus.

        Lucien BLANCHET a rappelé que l'ASIM a toujours souhaité être associée en partenariat constructif aux travaux d'études menés par les services du CONSEIL GENERAL le plus en amont possible, de manière à pouvoir objectivement se prononcer sur le fuseau qui présenterait le moins de nuisances pour les habitants, tout en permettant la desserte nécessaire des Zones d'Activités Industrielles et / où commerciales dans chaque Commune traversée.

          C'est ainsi que nous avons successivement étudié les différents tracés passant par l'Ouest de VALLET et de MOUZILLON, qui rencontrent à l'évidence les plus fortes oppositions, en raison de la densité des habitations en villages et en secteur diffus. Ce qui se traduit sur la dernière étude réaliséepar le Cabinet SCE en Juin 2009 par le constat de 25 à 30 habitations à moins de 100 mètres de chacun des 8 fuseaux passant à l'Ouest, et par une impossibilité de passage en cas de maintien d'un écartement souhaitable à 200 mètres.

         Le seul tracé Est analysé par le Cabinet SCE confirme qu'aucune maison n'est située à moins de 100 mètres du fuseau retenu et que 43 habitations seulement sont implantées à moins de 200 mètres du fuseau. Cette option Est étant en outre plus courte de 6 kilomètres que les 8 tracés Ouest, nécessite  toutefois 2 ponts( de moindre importance) et davantage de travaux de terrassement. Elle est cependant sensiblement moins coûteuse de 45 à 50 Millions d'Euros, ce que discutent les riverains de l'Est.

         Jean Babonneau rappelle, en qualité d'Elu à CLISSON, qu'il y aura sur le tracé Est une difficulté majeure avec les traversées prévues de plusieurs vignobles de qualité en AOC Muscadet dans la zone du Fief Bignon, où les exploitations viennent d'être remembrées. Par ailleurs l'Echangeur à 2 niveaux du Fief Bignon et le viaduc sur la Vallée de la SEVRE NANTAISE ne sont réalisés qu'à 2X1 voie et devront être doublés.

          Le manque de concertation CG44/ CG85 a été évoqué en présentant un courrier de M. Le Pdt du CG85 confirmant l'absence de contacts avec le CG44 concernant cette partie du projet Ancenis /Clisson. Il indiquait qu'il écrivait à M. le Pdt du CG44, lettre restée sans réponse depuis.

          Evocation des difficultés de réaliser, avec un reproche vif dans la presse de M. DEVILLIERS à l'égard de M. le Maire de NANTES, un pont du coté de PAIMBEUF pour  permettre de compléter la voie permettant un trafic en direction de ND des LANDES ainsi que la sécurisation  du passage de la LOIRE (le pont de ST NAZAIRE présentant des défauts techniques conséquents).


           Alain ESSEAU évoque les contradictions entre le projet de Structurante du CG44 et la Directive Territoriale d'Aménagement de l'Estuaire de la Loire nombreuses et antinomiques avec la communication du CG44.I l évoque aussi quelques contradictions internes à l'étude des fuseaux proposés par le CG44.


        Le Collectif souhaite que soient réunies autour d'une table toutes les parties concernées.


      L'Intérêt général doit prévaloir, mais après une analyse objective et indiscutable.


          Il a été évoqué la réalisation d'un autre projet portant sur l'amélioration de la route actuelle avec des déviations (contournements d'agglomération) étudiées avec les riverains. Christophe DRONNEAU a montré des réalisations d'autres départements dans ce sens, moins couteuses qu'un nouveau projet et répondant aux besoins. Il a été précisé que la réalisation  d'une 2x2 voies programmée par le CG 44 n'éviterait pas la réalisation de ces contournements nécessaires à la circulation locale, plus ou moins importante, prévue dans les agglomérations  concernées.


            Il est surprenant que le CG 44 n'ait pris aucun contact avec le Syndicat de Défense des Appellations d'Origine (SDAOC) qui a le pouvoir à travers l'Institut National des Appellations d'Origine Contrôlée  (INAO) de bloquer durablement ou définitivement tout projet routier n'ayant pas recueilli préalablement son accord. C'est d'ailleurs principalement en raison de l'opposition du SDAOC et de l'INAO aux différents tracés Ouest comme Est, opposition qui avait été confirmée par lettre en 2005 et 2006, que l'ASIM avait préconisé un tracé GRAND EST.

               Ce tracé, passant sur le département du Maine et Loire depuis le raccordement au niveau du FUILET avec la 2X2 voies CHOLET-BAUPREAU-ANCENIS et qui pourrait traverser la SEVRE NANTAISE au niveau du lieu-dit Recouvrance à l'EST de GETIGNE, épargnerait la plus grande partie du Vignoble sur VALLET et MOUZILLON avec la préférence confirmée  par courrier en 2006 des Syndicats Viticoles.
            En outre, ce tracé serait encore plus court de 4 à 5 kilomètres et pourrait se raccorder sur le Contournement Sud-ouest de GETIGNE-CUGAND-CLISSON-GORGES qui a fait l'objet d'un accord de réalisation entre les 4 Communes concernées et dont les CG 85 et 44 ont validé le principe et prévu la programmation budgétaire pour 2010/2011. 

                Lucien BLANCHET a rappelé que l'ASIM avait rencontré en 2007 les Maires des communes de TILLERES et de ST CRESPIN avec le Président de la Communauté de Commune de MONFAUCON/ST GERMAIN S/MOINE qui s'étaient déclarés favorables à ce tracé GRAND EST. Nous en avions fait part aussitôt au CG 44 qui nous avait répondu, quelques mois plus tard, que le CG 49 n'était nullement intéressé, cette route n'étant pas prévue dans son plan routier.

                  L'ASIM et l'ADVE ont relancé à plusieurs reprises depuis les élections municipales de 2008 le CG 44 sur les multiples avantages de ce tracé et du franchissement correspondant de la SEVRE NANTAISE, soulignant la cohérence du déplacement au GRAND EST de cette VOIE RAPIDE de TRANSIT qui drainerait, depuis la VENDEE, une grande partie du flux de poids lourds et de véhicules ( 20% de 30 000 véhicules/jour) montant d'ESPAGNE, du PORTUGAL et du SUD-OUEST de la FRANCE en direction de la BRETAGNE, de la NORMANDIE et de L'ANGLETERRE. Ce trafic soulagerait les embouteillages actuels du franchissement de La LOIRE au pont de CHEVIRE (85 000 à 90 000 véhicules /jour).

        Enfin  cette autoroute réaliserait le Grand Contournement de l'agglomération nantaise et assurerait la desserte Est du futur Aéroport de Notre DAME des LANDES, que  le CG 44 refuse de qualifier comme tel pour des raisons qui semblent politiques.

          Le bon sens, le souci d'économies en cette période de crise et la nécessité de réaliser rapidement cette voie (2012 à 2013 au plus tard), nécessairement en même temps que la 2X2 voies AIGREFEUILLE- CLISSON, devraient amener les 3 CONSEILS GENERAUX à se concerter pour la réalisation de cette nouvelle liaison sur un tracé GRAND EST.

           Nous nous sommes interrogés sur la primauté des Services techniques du CG 44 pour la conception de ce projet. M. MERLETTE a évoqué son expérience personnelle, il reconnait qu'il y a des cas où les Services techniques qui travaillent sur ce dossier depuis plusieurs années peuvent influer sur l'orientation des décisions à prendre. Mais ce n'est pas toujours le cas. Et il cite un exemple où lors de l'exposé technique des principales lignes d'action d'un projet d'envergure nationale, le ministre et son directeur de cabinet ont sèchement  rappelé les buts à atteindre.

            Pour terminer, nous avons parlé de l'inquiétude du CG49  au sujet du pont d'ANCENIS, M. MERLETTE considère qu'il s'agit d'un Projet  compliqué qui entrainera des discussions avec toutes les composantes du monde de l'environnement, état et associations, mais qui , dans une première approche, fourni un état initial bien documenté qui permet de lister les questions à résoudre. Dossier compliqué mais surtout pas insoluble : donc un projet passionnant


 

Par Lucien - Publié dans : Comptes-rendus
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 14:42

               Quinze jours après la présentation des huit tracés possibles (sept à l'ouest de Mouzillon et Vallet et un passant à l'est) et des contraintes inhérentes, le Département a de nouveau rencontré les élus et les associations mobilisées sur le projet de liaison Clisson-Ancenis. Au Champilambart à Vallet. La rencontre n'a pas débouché sur grand-chose. Chaque association ayant campé sur ses positions. A commencer par l'ASIM et l'ADVE. Pour les deux associations, il n'est pas question d'analyser les propositions tant que le problème de fond subsiste. Celui de la vocation de la future route.


               Entre le conseil général et les deux présidents, la divergence est profonde. A la fonction de "transit du territoire" développée par le Département, Lucien Blanchet et Alain Esseau, directive territoriale d'aménagement à l'appui (Ndlr : document approuvé par le conseil général), opposent la notion de "super périphérique nantais" et de route destinée "à devenir l'itinéraire du carrefour des estuaires".


              Autre écueil : l'INAO. "Cette analyse des tracés a été faite sans contact avec les organisations viticoles. Comment peut-on définir un tracé alors que l'Inao s'y oppose ? ", a lâché Jean Babonneau, membre de l'ASIM.


             Faux, a rétorqué Bernard Deniaud. "Nous avons eu de nombreux contacts et nous sommes allés sur le terrain avec eux".Quant à l'opposition "le législateur a prévu la possibilité d'y déroger par le ministère de l'Agriculture", a rappelé le vice-président du Département. "Nous reprendrons le travail avec l'Inao quand un fuseau sera choisi", a-t-il conclu.


L'ADPQW pour l'est


              Pour l'ACVU, l'ADUR, l'OPITO et l'OTOV, les résultats de l'élargissement d'étude montrent "qu'au regard des contraintes, aucun critère environnemental ne justifie un passage à l'ouest, où trop de riverains sont pénalisés". L'OPITO, par la voix de la présidente, Nathalie Lusseau, souhaite aussi "que les communes non traversées par les fuseaux n'interviennent pas dans la prise de décision finale, celles-ci n'étant intéressées que par l'aspect économique, les critères humains et environnementaux ne les concernant pas".


              Seul Christian Roze, président de l'association de défense et protection de la qualité de vie à Vallet (ADPQVV) s'est positionné clairement pour un tracé. "Nous écartons les sept tracés Ouest. Le tracé Est est le moins mauvais", a annoncé le Valletais.


               La concertation se poursuit. Et va même s'élargir à la population. A compter du 24 août, expositions publiques et permanences seront tenue dans les communes concernées.


L'Hebdo 09.07.09

 

Par Lucien - Publié dans : Presse
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 15:22

     


       Depuis 5 ans nous sommes en discussion avec vous. Depuis 5 ans nous vous demandons avec insistance quel est le but de cette route. Depuis 5 ans vous faites assaut de sémantique et nous avons dans le désordre :

  • Contournante du département
  • Structurante pour relier les pôles
  • Dans les documents divers sur lesquels nous travaillons comme la Presse et la Directive Territoriale d'Aménagement de l'Estuaire de la Loire nous trouvons des définitions qui nous paraissent plus proches de la réalité comme:
  • Super périphérique Nantais calqué sur la Francilienne
  • Créer un nouveau franchissement routier structurant à l'est de Nantes
  • Etudier la cohérence entre les franchissements de la Loire et le réseau de voieries rapides, notamment l'Autoroute A11
  • Affirmer le rôle de Nantes-St Nazaire comme métropole européenne au bénéfice du grand ouest
  • Le bi pole métropolitain Nantes-St Nazaire doit offrir des liaisons rapides avec les grands marchés nationaux et européens ainsi qu'avec les principales villes du grand ouest.
  • Il est donc nécessaire pour l'Ouest français et utile pour la France dans son ensemble d'améliorer les liaisons vers/depuis ces grands marchés et de réduire l'espace-temps vers/depuis les grandes métropoles centre et est européennes.
  • poursuivre le projet de création d'un aéroport pour le grand Ouest sur le site de Notre-Dame des- Landes, et réaliser ses dessertes terrestres, dans le respect des principes de développement durable et le souci d'en minimiser l'impact sur les populations riveraines et sur l'environnement ;
  • améliorer les liaisons routières qui complètent le maillage routier de liaisons rapides pour permettre au trafic de transit d'éviter l'Île-de-France et pour intégrer la façade atlantique dans les échanges
  • améliorer les infrastructures de transit au droit de l'agglomération nantaise destinées à assurer un niveau de services satisfaisant, en particulier pour la route des estuaires et les liaisons de la Bretagne vers l'est et vers le sud
  • Les franchissements de la Loire dans l'estuaire assurent des fonctions : nationales et régionales, d'écoulement du trafic de transit nord-sud, principalement assurées par les deux ouvrages du périphérique nantais et du pont de Saint- Nazaire, bien que perturbées par l'occupation de ces ouvrages pour d'autres fonctions locales ;Pour les déplacements urbains, les capacités de franchissement du fleuve par les réseaux de transports collectifs urbains et de voirie sont saturées à l'heure de pointe. Les liaisons de type urbain par véhicules particuliers se reportent alors largement sur les franchissements structurants de Bellevue, de Cheviré et de Saint-Nazaire, détériorant d'autant l'offre de transit et d'échange.
  • L'Aéroport de ND des Landes doit être raccordé au réseau routier il devra offrir des conditions d'accès satisfaisantes au réseau autoroutier de l'agglomération nantaise. L'Amélioration du niveau de service des franchissements de la Loire compensera l'allongement de la distance de raccordement


       Comme vos l'entendez Mesdames Messieurs le projet dont on nous entretien n'est pas uniquement "desserte des pôles économiques entre ANCENIS et ST PHILBERT". Nous attendons du CG44 qu'il nous dise quel est son véritable projet. Nous sommes décidés à travailler avec lui mais dans la clarté.  Si cette route est une structurante desservant les pôles locaux nous sommes pour la desserte de nos bourgs en 2 X1 voie. Nous demandons que l'on minore les Coûts en cette période difficile. Réaliser une mise à niveau de la route actuelle et avec les économies importantes réalisées faire d'efficaces et complètes déviations des bourgs. Cette opération serait rapide, n'entrainerait pas de difficultés à ma connaissance avec la viticulture et répondrait bien mieux aux besoins des riverains.


        De plus nous déclarons notre déception pour la brièveté du temps que vous nous avez octroyé pour effectuer l'analyse de ce projet à moins que vous n'ayez prévu des groupes de travail pour collaborer à l'étude avant toute décision.

Enfin l'analyse multicritères nous laisse songeurs, vous en annoncez le caractère quasi scientifique, mais vous ne nous avez pas indiqué quels seraient les pondérations et qu'en fait nous analysons en fonction de ce que vous annoncez qu'ils ne seront pas respectés. S'agit-il seulement de « bon vouloir » ?


En conclusion :

   - Nous accepterons de travailler avec vous sur un dossier lorsque la véritable destination de la route sera exprimée clairement.

    - Nous n'accepterons pas de cautionner un projet qui n'a, jusqu'à présent, laissé aucune place au travail commun avec la viticulture, avec les départements du 49 et du 85, avec les habitants, avec les commerçants et artisans.

    - Les Elus de Vallet dans un article d'Ouest France du 30 juin 2009 ont vanté les grands principes d'Ouverture, de Transparence et de Respect du choix des Citoyens, nous apprécierions de les voir  appliquer par tous les élus concernés par ce dossier.

      Nous pourrions développer davantage notre position, mais nous souhaitons laisser du temps aux autres participants.

Par Lucien - Publié dans : Courrier
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 16:03

De deux, le projet de liaison entre Ancenis-Clisson est passé à huit tracés possibles. Les itinéraires ont été présentés, la semaine dernière, aux élus locaux et aux associations. Ces derniers ont une semaine pour faire des propositions et des remarques. Un prochain rendez-vous est fixé le 1er juillet

 

Il reste sept jours aux associations pour faire des propositions et des remarques au conseil général. Mercredi 18 juin, la carte du périmètre d'étude du projet de liaison structurante entre Ancenis et Clisson a été remise aux élus concernés et aux associations.

Surprise. Ce ne sont plus deux mais huit fuseaux qui partent du Fief Bignon à Clisson et rejoignent la D 221 entre Vallet et La Regrippière à la limite du Maine-et-Loire. Sept sont positionnés à l'ouest de Vallet dont l'ancien tracé proche de la capitale du muscadet. Et un, déjà connu, à l'est. En octobre 2009, date de l'assemblée départementale, il n'en restera plus qu'un. Le conseil général tranchera. Le Département "aurait pu prendre la décision dès juin", fait remarquer le vice-président en charge du dossier, Bernard Deniaud. Aurait pu ! Car suite à la recommandation de la commission nationale de débat public, la collectivité présidée par Patrick Mareschal a décidé "de prendre le temps" pour "mieux informer la population".

En ce début d'été, la concertation élargie prend donc un nouveau virage (voir encadré).


Trois fois moins de maisons

 

Ces huit tracés découlent de l'étude réalisée par le cabinet SCE. "Ils ne sont pas définitifs. Ils seront à affiner", ont précisé d'emblée les services techniques. Contraintes économiques, environnementales, nuisances pour les habitants, impact sur la vigne, coût, tout a été passé au crible. Et analysé au regard d'une grille. Ces fuseaux qui "peuvent bouger sur cent mètres", a souligné Bernard Deniaud, passe à hauteur de Vallet au niveau de la Blanchetière pour le fuseau le plus  à l'ouest. Et à l'est du château du Cléray pour le tracé Est.

Au regard des contraintes, c'est le tracé Est qui présente, dans l'ensemble, le moins d'inconvénients. Ce fuseau qui passe à l'est du village de Champoinet (Mouzillon) et des Chalousières et Chaboissières à Vallet est le plus court. Il fait 17 km. Pour 22,6 km pour le tracé le plus à l'ouest. C'est aussi le moins cher. Le projet défini pour passer "en 2 X 2 voies si nécessaire" est estimé à 123 millions d'euros. Contre 177 millions d'euros pour le plus long. Côté nuisances, même avantage. "Il y a trois fois moins de maisons à l'est". Au regard des éléments remis, la balle est maintenant dans le camp des associations. Et des élus locaux. "C'est à eux de nous dire sur quels critères et selon quels enjeux il faut privilégier un tracé", rappelle le vice-président en charge des infrastructures routières. "Si on ne positionne pas une voie de déplacement aujourd'hui, dans vingt ans on ne pourra plus le faire compte tenu du mitage", ajoute Bernard Deniaud.


Pas délester le trafic de Nantes

 

Cette route qui doit desservir le territoire est aussi attendu par la population de Mouzillon, Vallet et La Boissière- du-Doré. Actuellement, 12000 véhicules dont 1000 poids lourds traversent le bourg de Mouzillon. Et 9 200 à Vallet. En revanche, elle n'a pas vocation à délester le trafic nantais. Ni d'assurer le transit entre Bordeaux et le nord de l'Europe "et encore moins à desservir le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes", a tenu à rétablir Bernard Deniaud. La preuve que la future route "n'est pas le contournement de Nantes": sur les 88000 véhicules/jour attendus sur le pont de Bellevue en 2025, la liaison structurante soulagerait seulement l'ouvrage d'un millier de véhicules.

Quant à Castel, même réponse du conseil général. Ce dossier "n'a pas été un critère de choix". Côté réactions, la présentation de la carte et de la grille n'a pas suscité beaucoup de commentaires. Le président de l'Otov, Didier Cochelin, a eu la réponse qu'il attendait sur les coefficients de pondération. "Il n'y en aura pas", a affirmé le conseil général. Lucien Blanchet, président de l'Asim, est sorti, quant à lui, de la réunion moins rasséréné. Le doute de voir la route devenir "un super périphérique de Nantes" subsiste.

Prochaine table ronde: le 1er juillet.


Une concertation élargie à la population

 

C'est une première pour le conseil général. Jamais le Département n'avait organisé une telle concertation pour un projet structurant. C'est la commission nationale du débat public qui a recommandé à la collectivité d'élargir l'information au grand public. La démarche a commencé.

Sur le site Internet du conseil général*. Depuis vendredi 19 juin, l'ensemble de la documentation et des études sont consultables. Les habitants peuvent même interroger la collectivité par courriel. Des informations seront également données dans le magazine départemental et dans les bulletins municipaux. La seconde phase, c'est pour le mois d'août. Une plaquette d'information sera éditée et adressée par courrier dans les foyers concernés par le périmètre d'étude. Suivra une exposition. Présentée du 24 août au 14 septembre dans les mairies, elle présentera les huit tracés et les enjeux du projet. Des registres seront à disposition du public. Et des agents tiendront des permanences

"Pour donner des explications techniques". * Toutes les informations sur le site du conseil général: www.cg44.fr (Onglet: Au quotidien - Routes - l'Actu des routes)

 

Loire-Divatte vote à l'ouest

 

Alors que Paul CORBET sent que le tracé Est tient la corde dans la réflexion du choix du tracé de route entre Clisson et Ancenis, le président de la communauté de communes Loire Divatte a fait partager son opinion à son assemblée lors du dernier conseil communautaire (lire page Loire-Divatte), de retour de la réunion au conseil général. "Le tracé Est n'a pas ma préférence. Il servira principalement au Maine-et-Loire et c'est nous qui allons le financer. De plus, il ne dessert aucun pôle secondaire, ce qui était l'objectif de cette liaison", justifie-t-il. Son coût moins élevé (26 millions d'euros) , sa gêne moins importante et sa longueur moindre sont des arguments qu'il nuance. "Il y a moins d'échangeurs donc il est logique qu'il coûte moins cher. De plus son éloignement de Nantes fait que cette route servira beaucoup moins", note le maire du Loroux- Bottereau. Suivi par les élus, il va demander une rencontre avec le conseil général. Si l'intercommunalité tient aussi au tracé Ouest (quelle que soit la variante), le fuseau passerait près de la zone d'activités des Tuileries à La Remaudière. Un parc industriel que les élus souhaitent développer (19 hectares)


L'Hebdo - Hervé PAVAGEAU -  Laurent FORTIN

 

 

Par Lucien - Publié dans : Presse
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 16:00
Par Lucien - Publié dans : Presse
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