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Le 2 avril, le conseil général a réuni toutes les associations intéressées par le tracé de la route Ancenis-Clisson. Là, une grille d'analyse et de comparaison des différentes variantes de fuseaux leur a été remise. Les associations ont pu faire part de leurs remarques. Il en sera question lors du prochain rendez-vous, mercredi 17 juin. « Le bureau d'études SCE, missionné par le Conseil général, a déterminé des principes de tracés envisageables et les a comparés sur la base de cette grille », indique la lettre d'invitation
.
Chaque contrainte a été évaluée et notée. Et ces contraintes vont être comparées. C'est aussi lors de cette réunion que le conseil général présentera son plan de communication et de concertation.
Les associations auront ensuite une quinzaine de jours pour
se positionner et
faire connaître leur choix. Une nouvelle réunion est programmée le 1er juillet pour permettre les échanges et la
concertation. « Il n'y aura pas de décision au cœur de l'été,
affirme t-on au conseil général,
pour ne pas donner le sentiment que le dossier est bouclé alors que tout le monde est en vacances. »
L'assemblée départementale a prévu de voter le tracé lors de sa session d'octobre.
Dimanche matin, des viticulteurs concernés par le tracé Est de la liaison Ancenis - Clisson se sont retrouvés au Domaine de la Vinçonnière à Clisson, pour une dégustation de leurs crus. « Nous voulons faire découvrir la spécificité de leur cépage, la saveur de leur terroir, et le patrimoine viticole menacé ». L'ADVE était là pour redire son attachement à défendre ce territoire et sa conviction de l'inutilité du projet.Pour cette association de défense, « point besoin d'une 2x2 voies.
L'aménagement des 2x1 voies existantes supporterait la circulation de 20 000 véhicules/jour. Il suffirait de contourner les bourgs de Vallet et Mouzillon. Nous notons aussi que les pôles économiques de Nestlé et Castel Vin sont sur le tracé Ouest ».
L'ADVE en désaccord également sur le coût du projet Est fait remarquer que le calendrier annoncé n'est pas respecté. Elle craint que la décision finale soit annoncée pendant les congés d'été. « Nous allons mettre en place une cellule de veille ».
Sur le marché devant les bureaux de vote, quatre associations contre le tracé à l'ouest ont manifesté dimanche dernier à Vallet. La manifestation a rassemblé une centaine de personnes.
"De nombreuses questions que nos associations ont posées restent sans réponse. Il est
temps de les prendre en compte pour que la décision de tracé apporte le moins de nuisances possibles et ne conduise pas à dilapider l'argent public. Le conseil général et la municipalité de
Vallet doivent entendre ces arguments". Une centaine de personnes ont distribué des tracts et des bouchons antibruit dimanche matin sur le marché de Vallet et devant les entrées des bureaux de
vote.
La manifestation organisée par l'association Otov (Opposants au tracé Ouest de Vallet) a rassemblé également des
représentants de l'Opito (Opposants au projet incohérent du tracé Ouest) et de l'Acvu (Association contournement Vallet urgence). L'Adur, une association de riverains de Gorges, fait également
partie de ce "front uni" pour reprendre l'expression de Didier Cochelin, président de l'Otov.
Pas de tracé à l'ouest
"Pourquoi les élus remettraient-ils en cause la décision d'un tracé prise dans l'intérêt
général par le vice-président du conseil général en 2007 ? ". Les quatre associations ont donc décidé d'agir ensemble pour dire "clairement qu'aucun tracé de la liaison Clisson-Ancenis ne
sera accepté à l'ouest de Vallet". Comparé avec un projet à l'est, "tout montre que le tracé Ouest est plus pénalisant". Les arguments avancés font état d'un itinéraire plus long de 3 à 7 km. Il
aurait un surcoût de 8 à 9 millions d'euros. Plus de riverains sont concernés. Placé sous les vents dominants, il serait gênant pour plus d'habitants, y compris ceux de l'agglomération
Valletaises. Il mobiliserait 30 hectares de plus, coupant des sièges d'exploitations agricoles et viticoles avec d'importantes répercussions touristiques et sur l'économie locale. Le tracé à
l'ouest traverserait deux cours d'eau majeur et huit routes départementales existantes, "dont deux fois la RD 763 qui a beaucoup de trafic".
Commentaires sur cet
article
2007 ANNEE DE TOUTE LES DECISIONS… du VICE PRESIDENT du CG 44
Le choix d un fuseau pour la structurante des pôles secondaires de L.A. n’a jamais été soumis à des votes décisionnels. Malgré les arguments des nuisances avancées par le front uni de l’ouest, on semble oublier que déplacer les nuisances et la pollution ne les supprime pas. On les fait subir à d’autres résidents ruraux. La longueur des fuseaux peut varier mais les coûts de réalisation sont peu différents, le surcoût présenté par le front uni est, semble-t-il réel, mais plutôt attribué au fuseau Est. La différence de niveaux importants nécessite des infrastructures plus complexes et plus onéreuses. On ne peut ignorer que la gestion des nuisances en sera rendu plus difficile.
Il nous semble aussi que les vents d’ouest dominants ne sont pas encore absorbés et réduits par une ligne imaginaire passant dans les agglomérations de Clisson, Mouzillon Vallet... Ils continuent leurs chemins vers la zone Est étudiée avec les mêmes conséquences qu’à l’Ouest de Vallet.
La destruction de zones sensibles (Cours d’eau, Zones Viticoles de qualité, sièges d’exploitation, mais surtout zones de Résidences Rurales) sera importante, quel que soit le choix du tracé, mais les personnes les subissant ne seront pas les mêmes.
Mesdames, Messieurs les « donneurs de leçons de l’ouest », ne vous débarrassez pas de vos nuisances en les attribuant à d’autres RESIDENTS.
L’intérêt général doit prévaloir, mais il doit être calculé objectivement et devrait répondre aux objectifs de la structurante et non à celui d’un Super périphérique nantais.
Alain Esseau Pdt de l’ADVE
Lucien Blanchet Pdt de l’ASIM
Le 14 juin, les viticulteurs situés sur le possible tracé Est de Taxe Clisson/Ancenis feront goûter leurs produits. Pour l'Adve, l'Association de défense des vallées Est, pas question de cesser la lutte.
Une vingtaine de viticulteurs de l'Adve donnent rendez-vous au public, dimanche, à 10 h 30, pour une dégustation au domaine de la Vinçonnière, chez Laurent Perraud (rue des Bossières), à Clisson. L'objectif : faire prendre conscience de ce qui est concrètement menacé par le fuseau Est. "Le projet va détruire des zones viticoles de qualité", rappelle Alain Esseau, président de l'Adve. Une association qui, par cette action, reprend la parole et l'initiative dans le débat sur la future structurante.
"On en a marre d'entendre les associations qui sont plus à l'ouest dire que le seul tracé possible c'est le tracé Est. Celui qui les débarrasse des nuisances et qui nous en affuble. Nous, on ne s'est jamais prononcé pour le tracé Ouest. On est contre le tracé Est, et en général, contre ces projets qui apportent des nuisances dans nos campagnes et ce beau cadre de vie que l'on a choisi".
L'Adve, qui revendique un millier d'adhérents, attend aujourd'hui des réponses à ses nombreuses questions. A la suite de la réunion avec les élus du conseil général le 2 avril, elle a fait parvenir un courrier reportant toutes ses remarques et interrogations : "Quel calendrier? Combien de voitures? Quels moyens seront mis en place pour protéger les riverains si le projet va à son terme ? " Des questions restées sans véritable réponse, malgré le courrier que le Département a adressé la semaine dernière.
Quel trafic ?
Une partie de leurs informations, les adhérents de l'Adve sont donc allés les chercher dans le département voisin. Le Maine-et-Loire, concerné par le tronçon Vallet/Ancenis, a commandé une étude sur le trafic envisagé. La future portion de voie express entre Clisson et la RN 249 accueillerait, selon les prévisions, autour de 11 000 véhicules par jour (contre 14 000 actuellement), et 9 200 entre Vallet et Le Fuilet (49).
"Si ces chiffres sont exacts, on n'a pas besoin d'une nouvelle route. Quelques aménagements des actuelles suffiront", tranche Alain Esseau, qui doute de la crédibilité de ces prévisions. "Dans le même temps, on nous dit que l'on va récupérer 4 à 5 % des voitures qui empruntent jusque-là le périph' nantais. On est persuadé que l'on aura entre 25 et 30 000 véhicules/jour, avec des nuisances 365 jours par an. Il faut qu'on arrête de nous prendre pour des pigeons".
Tracé : décision à la rentrée
Le Conseil général devait rendre sa décision sur le tracé de la future structurante en mars, avant de reporter l'annonce au mois de juin. Ce ne sera finalement pas avant l'été. Les adhérents de l'Adve en ont été informés par courrier la semaine dernière : "La décision est reportée à une date ultérieure". Le Conseil général devrait finalement se prononcer en septembre. Un délai supplémentaire pour intégrer une phase d'information du public, comme suggéré par la Commission nationale du débat public.
Mécontente de l'évolution de la situation, l'Association de défense des vallées Est (Adve), qui compte un millier de membres, poursuit son offensive. Et propose dimanche 14 juin une dégustation de vins, ouverte à tous, chez Laurent Perraud à Clisson, un vigneron concerné par ce tracé. « Nous invitons les gens à boire des vins que ce tracé va détruire », insiste Alain Esseau, président de Adve.
L'association égrène ses motifs de mécontentement
: «
On a le sentiment qu'on nous
prend pour des pigeons et on aimerait bien que ça
cesse. Nous sommes sortis de la réunion
d’avril
plus inquiet que rassurés.
Aujourd'hui, nous attendons toujours des réponses
à
nos questions : quels sont les
chiffres réels
de trafic prévus?
Quels seront les moyens mis en œuvre
pour nous protéger
contre les nuisances si un tel projet devait voir le jour ? Qui paiera ? »
Cette action chez un viticulteur est également
motivée
par les réactions
des autres associations «
qui disent que le
tracé
Est serait le meilleur. L'Adve
ne s'est jamais engagée
pour un tracé
à
l'Ouest... Pour
l'instant. »
De plus, une lettre du conseil
général
leur annonçant
que la décision
du tracé
ne serait prise
qu'à
l'automne les a
amenés
à
réagir.
«
Est-ce une tactique pour
noyer le poisson ? On s'interroge. »
Dimanche, une vingtaine de viticulteurs, concernés par le tracé Est seront réunis au domaine de la Vinçonnière (de 10 h 30 à 12 h 30, rue des Bossières à Clisson) pour « faire déguster au public des crus menacés par le tracé Est ».