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Lors du dernier conseil municipal, la liaison structurante entre Ancenis et Saint-Philbert-de-Grand-Lieu a donné lieu à un débat de près de deux heures qui a mis en lumière les divergences à ce sujet.
Après la décision du conseil général d'entériner le fuseau Est pour créer la liaison structurante, les élus de Mouzillon ont dû se prononcer sur ce projet. Il faut se rappeler qu'il y a quelques semaines, ils avaient voté unanimement la nécessité de créer une infrastructure pour désengorger le bourg. Reste que les modalités actuelles font grincer des dents. Les avis peuvent être divisés en quatre tendances.
• L'intérêt général prime avant l'intérêt particulier. Tel est le credo de certains élus, comme Marie-Christine Drouet-Tessereau qui a rappelé que "cette voie est indispensable et qu'il faut défendre tous les Mouzillonnais, pas seulement les viticulteurs". Philippe Fayolle s'est félicité qu’une décision soit enfin prise par le conseil général. Que les personnes touchées par le tracé s'expriment, c'est tout à fait normal. Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait une concertation pour que l'on puisse avancer. Je suis contre la position stricte du SDAOC qui s'oppose dès que l'on touche un cep de vignes. C'est maintenant que le travail va commencer".
• La viticulture, représentée notamment par Daniel Baudrit, ne s'en laissait pas compter. L'élu a regretté que "le conseil ne soutienne pas plus le SDAOC. Il y a 20 % de Mouzillonnais touchés qui ne sont pas défendus. Aujourd'hui, ne pas soutenir le SDAOC, c'est incompréhensible. La seule alternative, c'est de faire passer la voie dans le Maine-et-Loire". Certains lui ont emboîté le pas en estimant que Mouzillon est une commune viticole et qu'elle doit le rester.
• La troisième position remet en cause le qualificatif de cette route. Certains élus ont interprété le tracé comme un grand contournement de Nantes qui ne servirait que pour le transit. Autant dire que les effets pour le Vignoble seraient négatifs avec une pollution sonore et atmosphérique, sans avantage pour l'économie locale, estimaient-ils. Ils se sont demandés "si la 2x2 voies est utile pour structurer le Vignoble. Le conseil général ne dit pas toute la vérité sur cet axe. Pour l'instant, c'est un projet mensonger".
• D'autres conseillers, enfin, ont regretté que l'ASIM n'ait pas été consultée avant. L'Association de défense des intérêts Mouzillonnais préconisait une simple déviation du bourg de Mouzillon. Pas sûr que cette solution alternative fasse baisser la dangerosité de la route départementale qui a causé la mort de 4 personnes de 2002 à 2007.
Finalement, le conseil a décidé de ne rien faire, en ne prenant pas de position officielle tant que le ministère de l'agriculture n'aura pas donné son avis sur le tracé. Toutefois, les élus ont martelé que les intérêts des riverains et des viticulteurs devaient être respectés. De plus, un bon nombre de conseillers reste dubitatif quant à la nécessité de créer une 2x2 voies et demande au conseil général de préciser "ses objectifs réels".
S'ils sont d'accord sur le choix du tracé Est, les élus de la Communauté de communes veulent trouver des solutions provisoires pour réguler le flux routier actuel.
Les élus de la Communauté de communes de Vallet ont émis, à l'unanimité, un vœu de soutien au conseil général concernant son choix pour l'option d'un tracé Est. Il s'agit du projet de liaison structurante : Clisson, Vallet, Ancenis.
« On s'était engagé, avant le vote, à demeurer aux côtés du conseil général quelle que soit sa décision », souligne Jean
Teurnier, président de la CCV. Malgré tout, ce vœu a fait l'objet d'un débat mercredi soir en séance plénière.
Pour Patrick Baleydier, maire de Mouzillon, « ce soutien doit absolument se traduire par un accompagnement du conseil général dans le dossier. En tant qu'élus de terrain, notre rôle doit s'inscrire comme porte-parole de nos administrés. »
Maurice Poilane, maire de La Boissière-du-Doré, estime « qu'on a pris beaucoup de soins autour de ce projet ». Il s'interroge sur « la gestion du trafic avant la construction d'une liaison routière qui peut demander dix ans avant sa réalisation ». Maurice Poilane, comme Robert Licois, l'un de ses adjoints et Paul Grimaud, conseiller municipal à Vallet, insiste sur le fait « qu'il faudra très vite se soucier de l'encombrement de la route départementale 763 en raison des véhicules lents. Il est nécessaire de créer des aires de dépassement ».
René Baron, conseiller général et maire de La Regrippière, annonce plusieurs projets d'aménagement sur la RD 763, notamment aux carrefours des Tuileries et des Courrères, en Vallet.
La réalisation d'un rond-point au niveau de la zone des Quatre-Chemins, à Mouzillon, est inscrite au budget du Département.
Redevance incitative. L'enquête est terminée. Au total, 7 800 foyers ont été identifiés et 7 410 foyers recensés. Les 1 060 foyers sans réponse vont être relancés. Dans ce chiffre, il y a 80 refus d'enquête.
Sur les 484 entreprises, 345 d'entre elles ont accepté d'être équipées.
Pour continuer à mener à bien l'enquête, la CCV a dû commander des bacs supplémentaires. Ce qui représente un surcoût de 50 340 €. D'où l'interrogation de Pierre-André Perrouin, maire du Pallet, sur cette dépense.
Maurice Poilane, élu chargé du dossier, explique cette situation par un contexte sociologique évolutif, notamment dans le centre-ville de Vallet. « Il a été recensé, sur l'ensemble du territoire, 700 nouveaux foyers avec une ou deux personnes par habitation. Ce qui change la donne pour la distribution des bacs en matière de volume. »
Compte-rendu de la réunion du 7 Octobre 2003 :
À la CCI avec Mr LEMAIRE (Vice-Président du Conseil Général)
Objet : Schéma routier départemental.
- Projet du grand contournement de Nantes destiné à :
- Schéma directeur lancé en 1992 avec pour objectif 2010.
- Décentralisation des responsabilités état vers région.
Quelques réflexions :
- Contournement Est de Nantes + avancé que le projet Ouest.
- Pont prévu à Ancenis à proximité de l’existant, côté Est vers Angers.
- Liaison Ancenis – Vallet en cours de discussion. Réunion prochaine avec les élus du 49 pour coordonner les projets.
- Difficultés à valider des tracés :
- Certains fuseaux adoptés aujourd’hui, peuvent être abandonnés demain !
- Enquêtes d’utilité publique.
- Il est demandé aux élus locaux de « porter le projet » vers leurs administrés !
- Difficultés pour traverser le vignoble. (à faire en concertation avec l’INAO)
- La route doit être « un outil de bien-être » et non pas un outil de développement.
Quelques idées fortes à développer :
- Etude d’intégration environnementale et par rapport aux sites naturels.
- Réunions publiques, communication, journaux d’information.
- Implication des élus locaux.
Exemple Liaison Corsept -Paimboeuf :
- 2 associations ont fait annuler le projet initial pour des motifs environnementaux.
- Le projet n’avait pas été suffisamment approfondi en étude initiale.
- 1 nouveau tracé sera étudié en concertation.
Exemple Machecoul –Paulx :
- Le projet est bloqué en raison du refus de la commune !
« Le P’tit mensuel » (Novembre 2003)
Editorial de Mr Patrick BALEYDIER, Maire de MOUZILLON
« Mouzillon aujourd’hui et demain…
Le Conseil Municipal vient de prendre une très importante décision, en faisant porter son choix sur le tracé ouest du contournement de la liaison CLISSON VALLET d’après les propositions du Conseil Général. Ce choix n’a pas été facile tant on peut mesurer l’impact d’une telle infrastructure sur notre commune.
Avantages et inconvénients ont été très sérieusement pesés, et le temps de la réflexion a été pris.
Les membres du Conseil ont parfaitement entendu les craintes totalement légitimes, les interrogations sur l’avenir de notre commune, voire les déceptions que l’on peut comprendre.
Je tiens à dire que les élus seront du côté de tous ceux qui seront concernés de près ou de loin par un tel projet, et qu’ils feront pression pour que cet outil d’aménagement du territoire totalement indispensable, dont notre commune tirera certainement un bienfait dans le cadre des liaisons routières, nuise aussi peu que possible aux riverains. Dés que le projet sera entériné par le Conseil Général, administrés et élus devront entrer dans un travail bénéfique d’étroite collaboration.
En parallèle, mais aussi en cohérence avec ce projet, la Municipalité oeuvrera sur les aménagements du bourg et sur sa sécurisation. Un cabinet d’architecte travaille dans cet objectif et vous serez tenus au courant de l’évolution de ce dossier.
En attendant, un chantier avance, sans faire de bruit, mais à la satisfaction de tous, celui du restaurant scolaire. Les délais sont respectés pour l’instant, et l’on peut donc décemment espérer une ouverture en cours d’année scolaire.
Mouzillon grandit, s’enrichit de l’apport de nouveaux habitants, ne cesse de se rajeunir avec ses nombreuses naissances, change et évolue, mais reste et restera cette commune du vignoble où il fait si bon vivre. »
En sortant du Conseil Général après une réunion à laquelle avait participé Paul Dalon, lui-même et Deniau, le Maire m’a fait part de leur conversation.
Paul Dalon et Patrick Baleydier ont précisé qu’ils voulaient une déviation pour leurs bourgs et non une 4 voies.
Dans le début de la conversation le Maire m’a dit qu’il était surpris du double langage des politiques.
Dans la conversation que j’ai eue avec lui, j’ai évoqué le discours du Pdt du CG du 49 qui relatait les conversations entre Trillard, Ayrault et Mareschal. Deniau en a parlé et il aurait dit qu’il y avait des conversations avec l’ancienne majorité, mais qu’ils examinaient la situation et qu’il ne fallait tenir compte que des discours autorisés (les siens) et pas du tout de ce qui se disait ailleurs.
Deniau a précisé que les fonds manquaient pour réaliser les routes.
J’ai demandé comment on ferait pour empêcher qu’une déviation soit transformée en 4 voies, Baleydier m’a indiqué qu’il suffisait que le profil de la route empêche sa transformation en 4 voies.
J’ai convenu avec lui que nous le rencontrerions courant août à son retour de vacances avec Joël Forgeau, que nous projetions d’organiser une réunion avec la population en septembre, il m’a donné son accord pour y participer.
Je lui ai indiqué que si les maires de Vallet, de Mouzillon, de Clisson et de Gorges associés aux viticulteurs et aux riverains refusaient la 4 voies, je ne voyais pas comment le CG passerait outre, il m’a précisé que lui non plus.
Je l’ai remercié de m’avoir informé, il m’a répondu qu’il s’y était engagé.
Est-ce le début d’une grande alliance ?
Lucien Blanchet
Réunion entre M le Maire de Mouzillon et une délégation de l’ASIM (Lucien Blanchet, Christophe Dronneau, Christian Luneau, Sylvain Luneau et Michel Beauquin) le 16 décembre 2004 à la mairie
En préambule, le président de l'ASIM remercie M le Maire de nous recevoir et lui remet le CR de l’AG, son rapport moral ainsi que le rapport du vice président sur la situation actuelle.
M Baleydier nous explique qu’il faut éviter un affrontement entre les habitants de l’Est et de l’Ouest.
Le président de l’ASIM lui confirme que 3 habitants de l’Est ont été élus dans le nouveau Conseil d’Administration.
M le Maire pense que M Deniaud n’est pas forcément favorable au tracé est, lequel détruirait une surface importante de vigne. Si la liaison Ancenis Aigrefeuille reste un projet du CG 44, leur budget « infrastructures » a été réduit. Par ailleurs, pour avoir une vue d’ensemble, il est nécessaire d’attendre pour connaître l’impact de l’autoroute Angers- Cholet- La Roche sur Yon, qui semble sous-employé, et d’attendre également la prise de position du CG 44 sur un passage à l’ouest de Nantes qui représenterait le plus court trajet entre la Vendée et le futur aéroport.
M Baleydier s’interroge sur le devenir du nouveau trafic Aigrefeuille Clisson. Pour Mouzillon, l’urgent est de dévier les poids lourds du centre bourg, la déviation inscrite au P.O.S. est la meilleure réponse puisque déjà validée.
Lucien Blanchet et Christian Luneau : ne faut-il pas revoir le P.L.U. et créer une « zone 30 » dans le même temps ?
M le Maire leur répond que cela reviendrait à mettre le CG 44 au « pied du mur » ; il ajoute qu’un rond point aux 4 chemins est indispensable et doit être lié à la construction de cette déviation.
Il est à noter que les deux extrémités de la déviation du bourg ne nécessitent pas de ronds-points. Cette déviation aurait certes une emprise sur les vignes mais aussi réduite que possible.
En ce qui concerne la « zone 30 », M Baleydier précise qu’un appel d’offre devra être réalisé avant d’engager des travaux dans le centre, le cabinet Square n’a dessiné qu’un projet.
Christian Luneau pose la question d’un possible refus du CG 44. M Baleydier répond que ce sera alors l’épreuve de force.
Le président de l’ASIM apporte tout le soutien de l’association pour le projet de la mairie.
M le Maire estime que cette déviation à 2 X 1 voie aura son utilité dans le temps car il y aura toujours un trafic de proximité. C’est le bon moment pour refaire le P.L.U. puisqu’il devrait y avoir des restructurations en viticulture.
Lucien Blanchet pense qu’il serait opportun que les 3 départements travaillent ensemble.
En conclusion, MM. Baleydier et Blanchet conviennent de privilégier la concertation avec le CG 44.
M le Maire rencontrera le CG 44 le 12 janvier pour leur expliquer sa position.