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concertation se poursuit avec les associations. Il faudra attendre mai pour connaître les passages possibles entre Clisson et Ancenis. Le Département veut aller vite. D'ici le début de Tété, il
devrait annoncer le futur tracé du projet routier.
Deux semaines après avoir remis l'inventaire des contraintes à La Regrippière, le conseil général a donné rendez-vous aux associations à Mouzillon. La réunion n'a pas débouché sur grand-chose. Qu'a-t-on appris de nouveau sur le projet de route structurante qui doit relier Clisson à Vallet?
Les avancées
Un, le calendrier. Le conseil général a deux mois pour affiner les fuseaux de passage possibles. Ces derniers devraient être présentés fin mai lors d'une prochaine réunion de concertation. La procédure n'exclut pas les associations. Ces dernières, cartes à l'appui, pourront faire des propositions. Sur le rythme, le Département n'a pas changé d'un iota sa position. ; Il veut aller vite. Et déterminer le tracé de l'axe routier au début de l'été prochain. Deux, l'observateur indépendant. Selon la commission nationale de débat public, la concertation ne nécessite pas "d'avoir de débat public", a rapporté Bernard Deniaud, le vice-président en charge des infrastructures routières. En revanche, l'autorité a demandé à ce que les départements du Maine-et-Loire et de Loire-Atlantique s'attachent les services d'un observateur.
La personnalité indépendante est connue. Elle a été présentée, jeudi 2 avril, aux associations et aux élus. Il s'agit de Pierre-Gérard Merlette. Ancien administrateur civil au ministère de l'Equipement, Pierre-Gérard Merlette a travaillé à la direction régionale de RFF à Marseille. Aujourd'hui retraité, il a participé à deux débats publics en région parisienne. Ceux de l'A 12 et de l'A 16.
"Garant de la concertation", Pierre-Gérard Merlette a rappelé qu'il conservera durant toute la procédure sa "liberté de parole, de penser et d'écrire. Je n'habite pas la région et n'ai aucune attache ici", a ajouté celui qui réside dans l'Eure.
Le Normand a demandé à ce que "tous les documents d'information lui soient communiqués ainsi que le planning de réunions" et expliqué qu'il se tenait à la disposition des associations.
Parallèlement, le conseil général de Loire-Atlantique va se faire assister pendant la période de concertation. Le Département s'est adjoint les services de la société Altéris, conseiller en communication.
Peu de couloirs de passage
Voilà pour les informations de la journée. Car, pour le reste, la réunion a consisté à présenter la longue liste (déjà connue) des contraintes de la zone élargie. Zone qui couvre les communes de La Boissière-du-Doré, de La Regrippière, de Vallet, de Mouzillon, de Gorges, de Clisson, du Pallet, de La Chapelle-Heulin et d'une partie du Landreau.
Que dit le diagnostic? Au regard de l'ensemble des contraintes (naturelles, habitat, patrimoine, physiques, hydrauliques, agricoles et viticoles), il reste peu de places pour passer. "Du fait de la densité du bâti, les couloirs sont étroits", confirme le bureau nantais qui a fait l'étude.
Bref, les zones de passage supplémentaires aux variantes existantes, passant à l'est et à l'ouest de Vallet, ne devraient pas être légion. Compte tenu des contraintes. D'autant qu'il existe une autre difficulté technique majeure. C'est la traversée de la 2X2 Nantes-Cholet. En la matière, le conseil général a interpellé l'Etat pour savoir où le futur échangeur pourrait se raccorder. Une réponse est attendue courant mai.
Bref, pour les associations, l'exposé a montré une chose : "Cela confirme qu'un tracé sera difficile voire impossible dans cette zone", a souligné Alain Esseau, le président de l'ADVE (Association de défense des vallées est). Association qui regroupe mille adhérents.
Si l'ensemble des associations a plébiscité la concertation, "cela démarre sous de bons auspices", a déclaré Lucien Blanchet de l'Asim, la plupart ont demandé à ce que l'étude soit élargie aux départements voisins afin de connaître et d'étudier les flux de trafic. "Qui vient d'où? Pour aller où?" a interrogé Didier Cochelin de l'Otov (Association des opposants au tracé ouest).
Les associations ont deux mois pour analyser le dossier et travailler la grille des contraintes. Feront-elles des propositions ou bloqueront-elles toutes avancées? Quel que soit le scénario, il n'existe qu'une issue: le choix d'un tracé. Car "la route se fera", ont prévenu les élus.
L’Hebdo 09.04.2009