Partager l'article ! Vallet : Otov : des opposants au tracé Ouest mobilisés et remontés: « Pourquoi ne pas aller manifester lors des séances du conseil munic ...
« Pourquoi ne pas aller manifester lors des séances du conseil municipal », a-t-on suggéré jeudi soir dans la salle lors de l'assemblée générale de l'association Otov (Opposant au tracé Ouest de Vallet). A l'instar de l'association Opito (Opposants au projet incohérent du tracé Ouest), l'Otov pointe le doigt sur les règles de limite par rapport aux habitations pour ce projet routier Ancenis-Clisson dans la traversée du Pays Valletais. « C'est aberrant ! À l'Ouest, il faut travailler sur les plans avec une largeur nécessaire de 50 mètres, avec 100 mètres, on ne passe pas. »
L'Otov a la conviction « qu'une orientation de principe a été prise pour le tracé Ouest. Une diapositive fait apparaître une nouvelle entrée de la ville sur l'Ouest. Certes verbalement, il a été dit que cette possibilité existait aussi à l'Est, mais sur les documents présentés, elle n'apparaît pas. » Les responsables de l'association continuent de clamer « que l'utilité de cette liaison n'est pas avérée. Elle fait partie d'un schéma routier départemental voté en 1995. Il n'est plus pertinent aujourd’hui avec tout ce qui a été réalisé comme équipements depuis. »
Les responsables de l'Otov et son président Didier Cochelin préconisent la mise à l'étude d'une réflexion < interdépartementale avec l'organisation d'un jalonnement intelligent pour permettre d'évacuer le trafic de transit en venant de Paris pour la Vendée par Cholet-Angers où Ancenis- Beaupréau-Cholet en cours de construction. » À la question des 12 000 véhicules qui traversent les agglomérations Mouzillonnaise et Valletaises au quotidien, l'Otov observe que 10 km plus loin, à La Boissière-du-Doré, le nombre de véhicules a baissé de moitié. « On ne nous apporte pas non plus de réponse sur cet aspect. »
L'Otov a rencontré ces derniers jours Pierre-Gérard Merlette, personnalité indépendante nommée par la commission nationale du débat public. « Nous lui avons fait part de nos craintes sur la réalité de la concertation et nos questions sans réponse. Il a semblé étonné de la manière dont le dossier est géré. »
Concernant les professionnels de la viticulture, Stéphane David, également vice-président de l'Otov, rappelle qu'en 2005, « L'INAO qui n'est pas entrée dans la réflexion depuis la décision d'élargir le fuseau à l'Ouest avait refusé les deux tracés initiaux à l'Est et à l'Ouest. »
Ouest France 03.05.2009