Partager l'article ! L'Hebdo 25/06/09 - Dossier Réunion 17/06/09: De deux, le projet de liaison entre Ancenis-Clisson est passé à huit tracés possibles. Les itin ...
De deux, le projet de liaison entre Ancenis-Clisson est passé à huit tracés possibles. Les itinéraires ont été présentés, la semaine dernière, aux élus locaux et aux associations. Ces derniers ont une semaine pour faire des propositions et des remarques. Un prochain rendez-vous est fixé le 1er juillet
Il reste sept jours aux associations pour faire des propositions et des remarques au conseil général. Mercredi 18 juin, la carte du périmètre d'étude du projet de liaison structurante entre Ancenis et Clisson a été remise aux élus concernés et aux associations.
Surprise. Ce ne sont plus deux mais huit fuseaux qui partent du Fief Bignon à Clisson et rejoignent la D 221 entre Vallet et La Regrippière à la limite du Maine-et-Loire. Sept sont positionnés à l'ouest de Vallet dont l'ancien tracé proche de la capitale du muscadet. Et un, déjà connu, à l'est. En octobre 2009, date de l'assemblée départementale, il n'en restera plus qu'un. Le conseil général tranchera. Le Département "aurait pu prendre la décision dès juin", fait remarquer le vice-président en charge du dossier, Bernard Deniaud. Aurait pu ! Car suite à la recommandation de la commission nationale de débat public, la collectivité présidée par Patrick Mareschal a décidé "de prendre le temps" pour "mieux informer la population".
En ce début d'été, la concertation élargie prend donc un nouveau virage (voir encadré).
Trois fois moins de maisons
Ces huit tracés découlent de l'étude réalisée par le cabinet SCE. "Ils ne sont pas définitifs. Ils seront à affiner", ont précisé d'emblée les services techniques. Contraintes économiques, environnementales, nuisances pour les habitants, impact sur la vigne, coût, tout a été passé au crible. Et analysé au regard d'une grille. Ces fuseaux qui "peuvent bouger sur cent mètres", a souligné Bernard Deniaud, passe à hauteur de Vallet au niveau de la Blanchetière pour le fuseau le plus à l'ouest. Et à l'est du château du Cléray pour le tracé Est.
Au regard des contraintes, c'est le tracé Est qui présente, dans l'ensemble, le moins d'inconvénients. Ce fuseau qui passe à l'est du village de Champoinet (Mouzillon) et des Chalousières et Chaboissières à Vallet est le plus court. Il fait 17 km. Pour 22,6 km pour le tracé le plus à l'ouest. C'est aussi le moins cher. Le projet défini pour passer "en 2 X 2 voies si nécessaire" est estimé à 123 millions d'euros. Contre 177 millions d'euros pour le plus long. Côté nuisances, même avantage. "Il y a trois fois moins de maisons à l'est". Au regard des éléments remis, la balle est maintenant dans le camp des associations. Et des élus locaux. "C'est à eux de nous dire sur quels critères et selon quels enjeux il faut privilégier un tracé", rappelle le vice-président en charge des infrastructures routières. "Si on ne positionne pas une voie de déplacement aujourd'hui, dans vingt ans on ne pourra plus le faire compte tenu du mitage", ajoute Bernard Deniaud.
Pas délester le trafic de Nantes
Cette route qui doit desservir le territoire est aussi attendu par la population de Mouzillon, Vallet et La Boissière- du-Doré. Actuellement, 12000 véhicules dont 1000 poids lourds traversent le bourg de Mouzillon. Et 9 200 à Vallet. En revanche, elle n'a pas vocation à délester le trafic nantais. Ni d'assurer le transit entre Bordeaux et le nord de l'Europe "et encore moins à desservir le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes", a tenu à rétablir Bernard Deniaud. La preuve que la future route "n'est pas le contournement de Nantes": sur les 88000 véhicules/jour attendus sur le pont de Bellevue en 2025, la liaison structurante soulagerait seulement l'ouvrage d'un millier de véhicules.
Quant à Castel, même réponse du conseil général. Ce dossier "n'a pas été un critère de choix". Côté réactions, la présentation de la carte et de la grille n'a pas suscité beaucoup de commentaires. Le président de l'Otov, Didier Cochelin, a eu la réponse qu'il attendait sur les coefficients de pondération. "Il n'y en aura pas", a affirmé le conseil général. Lucien Blanchet, président de l'Asim, est sorti, quant à lui, de la réunion moins rasséréné. Le doute de voir la route devenir "un super périphérique de Nantes" subsiste.
Prochaine table ronde: le 1er juillet.
Une concertation élargie à la population
C'est une première pour le conseil général. Jamais le Département n'avait organisé une telle concertation pour un projet structurant. C'est la commission nationale du débat public qui a recommandé à la collectivité d'élargir l'information au grand public. La démarche a commencé.
Sur le site Internet du conseil général*. Depuis vendredi 19 juin, l'ensemble de la documentation et des études sont consultables. Les habitants peuvent même interroger la collectivité par courriel. Des informations seront également données dans le magazine départemental et dans les bulletins municipaux. La seconde phase, c'est pour le mois d'août. Une plaquette d'information sera éditée et adressée par courrier dans les foyers concernés par le périmètre d'étude. Suivra une exposition. Présentée du 24 août au 14 septembre dans les mairies, elle présentera les huit tracés et les enjeux du projet. Des registres seront à disposition du public. Et des agents tiendront des permanences
"Pour donner des explications techniques". * Toutes les informations sur le site du conseil général: www.cg44.fr (Onglet: Au quotidien - Routes - l'Actu des routes)
Loire-Divatte vote à l'ouest
Alors que Paul CORBET sent que le tracé Est tient la corde dans la réflexion du choix du tracé de route entre Clisson et Ancenis, le président de la communauté de communes Loire Divatte a fait partager son opinion à son assemblée lors du dernier conseil communautaire (lire page Loire-Divatte), de retour de la réunion au conseil général. "Le tracé Est n'a pas ma préférence. Il servira principalement au Maine-et-Loire et c'est nous qui allons le financer. De plus, il ne dessert aucun pôle secondaire, ce qui était l'objectif de cette liaison", justifie-t-il. Son coût moins élevé (26 millions d'euros) , sa gêne moins importante et sa longueur moindre sont des arguments qu'il nuance. "Il y a moins d'échangeurs donc il est logique qu'il coûte moins cher. De plus son éloignement de Nantes fait que cette route servira beaucoup moins", note le maire du Loroux- Bottereau. Suivi par les élus, il va demander une rencontre avec le conseil général. Si l'intercommunalité tient aussi au tracé Ouest (quelle que soit la variante), le fuseau passerait près de la zone d'activités des Tuileries à La Remaudière. Un parc industriel que les élus souhaitent développer (19 hectares)
L'Hebdo - Hervé PAVAGEAU - Laurent FORTIN