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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 10:08

Jeudi 11 décembre, l'asso­ciation des Indignés du tracé a manifesté devant la mairie de Mouzillon alors qu'une délégation du conseil général informait les élus mouzillonnais sur le projet routier Clisson-Vallet- Ancenis dans le cadre d'une réunion privée.

"Nous sommes ici pour soutenir le conseil munici­pal", martèle Olivier Fraslin, président des Indignés du tracé. La crainte de certains élus de voir des manifestants devant la mairie était justifiée. Un petit groupe se tenait à l'en­trée du bâtiment. Les oppo­sants au tracé E1D contestent un projet routier qui n'est ni plus ni moins qu'une contour­nante de l'agglomération nan­taise, selon elle. A la liaison structurante, l'association milite pour le contournement du bourg de Mouzillon.

De l'instance départemen­tale, étaient présents Jean-Yves Ploteau, vice-président en charge des mobilités, et Lau­rent Renou, sous-directeur du pôle infrastructures. Le prési­dent des Indignés du tracé, tou­jours aussi engagé dans sa prise de position, et lassé par "l'hy­pocrisie des politiques", déplore "le manque de com­munication" et le fait que l'emprise directe sur les aires AOC soit "étrangement" pas­sée de 16,6 à 20,4 ha, une fois le tracé voté par le conseil général. "Qu'avez-vous à dire à toutes ces personnes impactées par le tracé E1D ?", lance Olivier Fraslin à René Baron, conseiller général. "Rien de plus aujourd'hui", répond le maire de La Regrippière.

Avocat

Au terme de la réunion, Patrick Baleydier, maire de Mouzillon, a fait un rapide compte rendu, précisant que les élus "allaient maintenant travailler, avec la mairie de Vallet notamment, sur des petits contournements". "Une nouvelle base de travail qui émane du Sdaoc serait en train d'être affinée, ajoute le président de l'association. Ce serait une solution pour le canton".

Le conseil municipal de Mouzillon ne s'est pas pro­noncé. "Nous avons écouté le conseil général. Cela a été constructif", rapporte Laurent Olivier, élu et membre des Indignés. L'exposé a révélé qu'au village de La Barillière, la future route passerait à 95 m des maisons. "Nous allons nous poser avant de décider et discuter du projet. Il faut peser le pour et le contre et trouver un compromis. Un travail de concertation va être lancé avec le Départe­ment." "De toute façon, on va s'opposer", poursuit Oli­vier Fraslin.

A 83-RD 137 : le dossier technique approuvé

En début de semaine, le conseil général réunit en session plénière a voté à l'unanimité (58 pour) le dossier technique rela­tif à la première tranche entre l'A83 et la RD 137. Long de 4,3 km, le programme prévoit un créneau de dépassement à 2X2 voies de 2,6 km, deux giratoires, trois ouvrages de fran­chissement (passages de la RD 7, du Houx et de la Censive), dix ouvrages hydrauliques et quatre bassins de rétention.

La réalisation de ce nouveau barreau, reliant l'autoroute A 83 à la RD 137 au sud d'Aigrefeuille-sur-Maine, doit accompagner celle de l'échangeur de Montbert sur l'A 83, dont la mise en service est prévue en début d'année 2016.

Le coût du barreau est estimé à 13 millions d'euros, entière­ment à la charge du Département. La seconde tranche, lon­gue de 7,5 km, doit rattacher la RD 137 à l'échangeur de Gor­ges, situé à Clisson.

 

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 14:53

DEPUIS QUELQUES semaines, les Prévu DEPUIS 1991, l'échangeur de Montbert versez Accéder à l'A83 devrait Ouvrir d'ici l'automne 2016. Les pelleteuses Ont Démarre les travaux versez RÉALISER CET EQUIPEMENT D'Une Valeur De 17 Millions d'euros. Parallélement, juin itinéraire rejoindra le carrefour du Guildreau à Aigrefeuille: le premier tronçon de la future route départementale ralliant Clisson, PUIS Vallet et Ancenis.

Voilà infrastructure de juin Qui élucidera non mystère verser beaucoup d'Automobilistes de l'autoroute Nantes-Bordeaux. En Partant du péage du Bignon, sur passe de la sortie n ° 1 (Bignon) à la n ° 3 (Montaigu). Et la n ° 2? Inscrit Dans le projet initial, this échangeur, ne pas l'emplacement sur la commune de Montbert Avait Été POURTANT la Réserve des Déclaration d'utilité publique de l'infrastructure, n'avait jamais vu le jour.

En effet, la construction de sa Pouvait Être différée when l'Etat a designated ASF (Autoroutes du sud de la France) Comme concessionnaire le 7 février 1992. Un rapport Dont ne Se est pas privée la société aux deux 633 km de voie, pas pressée Débloquer de 18 millions d'les euros Requis versez this équipement. D'Autant Que l'entreprise privée Pouvait Même Attendre JUSQU'EN 2032, la date de la fin de la concession, versez le Réaliser.

De plus Presse, Le Conseil général A Incite L'État à entamer des Négociations Avec ASF au milieu des Années 2000. Raisons Deux Ë Cela: primo, l'accès à l 'autoroute Donne tout fils Sens au futur axe routier Qu'il porte Entre Saint-Philbert- de-Grandlieu et Ancenis et Qui fait Tant débattre Dans le Vignoble nantais; deuzio, il permettra de soulager le bourg d'Aigrefeuille- sur-Maine des 1300 Camions Quotidiens, Grâce à la réalisation parallèle D'UN barreau Entre l'échangeur et le carrefour du Guildreau à Aigrefeuille-sur-Maine (lire encadré)!

«Pour faire avancer le dossier, sur une vite COMPRIS Qu'il Faudrait Mettre la main au Porte- monnaie, Indique Bernard Deniaud, conseiller général. Même si à la infrastructure de base this devait Être à la responsable d'ASF, le conseil général devait participer » . Et pas Qu'un Peu: 50%, Soit 8,5 Millions d'euros (Le Reste being Pris en accusation par ASF et par l'Etat versent 25% each). "Et encore, On se est mis d'accord Nombreuses après de discussions, un Paris. Dans les bureaux des Ministères Tenus par Estrosi (aménagement du territoire) et Perben (transports) , se souvient Celui Qui est à l'époque Concerne nominale Le transfert des routes nationales vers les départements en Tant que vice- président du conseil général en charger des Voies de communication . Je me souviens also Avoir Emmène sur place le préfet Bernard Boucaud verser le Convaincre de l'Utilité D'UN tel projet ".

Après les premiers ministres crédits affectés au budget de et les Enquêtes Publiques réalisées l'an passé (lire encadré), les travaux Ont Demarré novembre débuts à Montbert, au pied du pont de l'autoroute. La société ASF Qui a General fils quartier Installé, Coordonne les travaux. ILS are simultanés: D'UN Côte de l'autoroute, près du village du CLAVELEAU, giratoire des Nations Unies A DEMARRE; De l'autre côté, la gare de péage et les Voies d'accélération. Les deux will be se appuie par l'ONU passage aérien. Le chantier is programmé verser 18 mois. Si tout va bien, il Pourrait Ouvrir à l'automne 2016. Après 25 ans d'attente.

A noter Que l'accès à l 'autoroute sérums payant same Pour aller sur Nantes. La question Avait Été Posée à des reprises PLUSIEURS Durant l'Enquête publique.

En mème temps, Une route pour Rejoindre le Guildreau

 

Parallélement à la construction de l'échangeur, le conseil général va construira Une route de 3 km Jusqu'au carrefour du Guildreau (intersection Entre la route Aigrefeuille-Montaigu et Celle Menant à Saint-Lumine-de-Clisson). Les Poids Lourds Venant de Montaigu devront obligatoirement L'Emprunter SI LE MAIRE CHOISIT De Prendre des Nations Unies sens arrêté Dans CE. "L'idée, ce est de Construire this route en simultané. Verser Qu'elle Soit, Elle also, Prête fin 2016", lance Bernard Deniaud.

Le dossier technique Passera à L'Assemblée départementale mi- décembre. Le Coût de CE barreau: 13 Millions d'euros. Passant près de la censive Où il détruira deux maisons, la voie sérums encaissée versez atténuer les nuisances sonores. sérums Ce tronçon de, ailleurs pair, le Point de départ de la liaison vers de Clisson (29 millions d'euros supplémentaires), PUIS Vallet ET Ancenis à longues échéances, plus de.

Le dossier technique Passera à L'Assemblée départementale mi- décembre. Le Coût de CE barreau: 13 Millions d'euros. Passant près de la censive Où il détruira deux maisons, la voie sérums encaissée versez atténuer les nuisances sonores. sérums Ce tronçon de, ailleurs pair, le Point de départ de la liaison vers de Clisson (29 millions d'euros supplémentaires), PUIS Vallet ET Ancenis à longues échéances, plus de.

Une dizaine de Plaintes Durant l'Enquête publique

Ont fait S'ils Moins de bruit Que les riverains de la partie future Clisson-Vallet, les personnes réticentes au projet Ont fait partie de Leurs douleurs sieurs couleurs de l'Enquête publique, Qui a eu lieu mi-septembre Entre et mi-octobre. ILS habitent le Landais, Cleveleau ou La Comète, à Quelques hectomètres du futur échangeur, et de l'autoroute Fait existante. Les Nuisances sonores et visuelles being les Inquiétudes Les plus citees, le commissaire-enquêteur a Insiste versez qu'ASF Prenne obligatoirement les Mesures Les plus Adaptées (végétation haute, merlons ...). PLUSIEURS agriculteurs Ont also fait partie Qu'ils ÉTAIENT Moins considérés Que la faune et la flore (moins de budget de verser l'achat des terres au Québec verser les compensations Écologiques). Mais globalement, les terrains réservés being et le projet Prévu, les opposants were Peu Nombreux. Le commissaire-enquêteur a rendu Fait Avis ONU favorable.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 14:34

Le raccordement A83-Clisson sur la bonne voie

 

Les travaux de raccordement entre l'A83 et Clisson ont commencé début novembre. Un projet de 3 km, avec bretelles d’accès pour la première tranche, qui devrait être livré début 2016,

 

Si certaines routes du Vignoble ali­mentent les débats, il en est au moins une qui rallie tous les suf­frages et se réalise aujourd’hui. En ef­fet, les travaux pour le raccordement entre l’A83 et la RD137 sont entamés depuis début novembre. Comme toutes les routes, il a fallu du temps pour la concrétisation d’un projet mis en étude par le conseil général en 1998. Notamment sur la révision de. la structure, passée de 2 X 2 voies à 2X1 voies, avec zone de dépasse­ment, comme la plupart des projets départementaux, soumis au régime de la restriction budgétaire.

Mais, en 2004, l’arrivée de Bernard Deniaud, conseiller général du can­ton d’Aigrefeuille, à la commission mobilité du Département, a boosté le dossier. Après l’autorisation d’État auprès d’ASF (Autoroutes du sud de la France) pour la construction d’un échangeur, l’élan était donné et le conseil général a pu entamer toutes les démarches, études de tracé, impactage de terres agricoles, acqui­sitions foncières de dédommage­ment, « et surtout, les négociations au sein de l’Association de promo­tion des autoroutes de l’Estuaire », comme le souligne le conseiller local. La force de ce projet résidait aussi dans l’unité des élus des communes concernées pour cette réalisation.

Les échangeurs dans un premier temps

Dans l’immédiat, les travaux commen­cés concernent les échangeurs de chaque côté de l’A83, qui arriveront sur un giratoire, côté Montbert, et sur la route d’Aigrefeuille, de l’autre côté. Pour ces échangeurs, Bernard De­niaud tient à apporter une précision :

«  Contrairement à ce qui est dit le plus souvent, les échangeurs sont sur Montbert, à la sortie 3 de l’au­toroute, et non d’Aigrefeuille, car la totalité du terrain appartient à la commune précitée. »

Ce tronçon, de 3 km, devrait être principalement en 2 X 2 voies, seul endroit considéré comme zones de dépassement et quasi conforme au projet initial. Le passage sous PA83 est conservé pour l’instant. Plus tard, un nouveau passage sous l’A83, à quelques centaines de mètres au sud, devrait voir le jour.

Fin de la 1re tranche début 2016

Les bretelles de dégagement doivent s’achever en septembre 2015, tandis que l’institut national de re­cherches archéologiques sera inter­venu au printemps. « La suite de la route, pour rejoindre le sud d’Aigre­feuille et le raccordement à la route de Clisson, est prévue en ouverture au début 2016. » Si la route est à la charge du conseil général (11,9 millions d’euros la première tranche de 3 km), les voies d’accès à l’autoroute sont prises en charge en parts presque égales, car sur 15 millions d’euros, le Département finance environ 8 millions d’euros (prévision 2010).

Une belle perspective pour la commune d’Aigrefeuille qui accuse, chaque jour, le passage de 12 500 véhicules, dont 1 300 poids lourds ou convois exceptionnels. Et une belle récompense pour le conseiller- général, Bernard Deniaud, qui aura mené ce projet pratiquement de bout en bout, puisqu’il laissera son mandat d’élu en mars prochain.

 

Michel FRISSONG.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 15:17

Vallet veut une desserte de la zone des Dorices

 

« Je n’ai pas apprécié la chrono­logie des événements. Je suis élu maire depuis mars et je n’ai eu au­cune information sur cette route avant octobre. » Jérôme Marchais, le maire de Vallet, est un peu agacé. Il déplore qu’il ait dû attendre les deux réunions avec le Département, en oc­tobre, pour avoir un tableau complet sur la route Ancenis-Vallet-Clisson. « Le conseil général aurait dû infor­mer, dès avril, tous les maires de l’état d’avancement de ce dossier. »

Le maire de Vallet est favorable à ce qu’un aménagement soit réali­sé : « Si on se projette dans quinze à vingt ans, date à laquelle cet axe pourrait être mis en service, Sa cir­culation sera très problématique au cœur de Vallet et dans la zone industrielle des Dorices. » Il sou­haite cependant que le futur projet épargne les activités agricoles et viticoles.

Autre préoccupation, la desserte de la zone industrielle des Dorices. Le tracé de la nouvelle route, approuvé par le ministre de l’Agriculture, passe à environ 2 kilomètres de cette zone. « Sur les plans du conseil général, un échangeur est matérialisé, mais pas de barreau de liaison entre la nouvelle route et les Dorices. » Jé­rôme Marchais est ferme et détermi­né : « J’exige que ce tronçon soit réalisé. Et je souhaite connaître son tracé : comment instruire les futurs permis de construire sans savoir où va passer ce barreau ? ».

Jacques SAYAGH.

 

Les viticulteurs pour l’option contournement

 

 Dans l’affaire de la structurante est- ouest, le Sdaoc (Syndicat des ap­pellations) n’a jamais changé de position, rappelle Joël Forgeau, son président : « De notre côté, nous sommes constants. Depuis 1999, on martèle régulièrement que des zones de contournement des villes sur le tracé sont envisageables et bien suffisantes. C’est ce schéma qui est le moins impactant pour les terres viticoles, qu’elles soient bio ou non. Mais on sent bien que le Département tient dur comme fer à son projet, donc, on reste vi­gilant sur révolution des échanges, mais je répète que l’on n’a encore rien décidé, et que contrairement à ce que je lis quelquefois, le Sdaoc n’a jamais validé tel ou tel tracé. On reste à l’écoute c’est tout. »

Pour rappel, lors des différents échanges menés par le conseil gé­néral, avec les élus, représentants agricoles et d’associations, le Sdaoc s'est seulement déplacé pour récu­pérer l’avis du ministère de l'Agricul­ture. « Sur ce que j’ai lu, l’avis du ministère n’est pas si tranché que cela, puisque des alertes sont no­tifiées vis-à-vis de terrains bio me­nacés, entre autres. Pour l’instant, on va réunir tous les viticulteurs concernés par cette structurante, bio ou pas, récolter leurs avis et ainsi, décider s’il faut continuer les négociations avec le Département. Rien n’est figé. »

M. F.

 

« La liaison Clisson-Ancenis ne se fera pas »

 

Malgré les réunions à répétition du Département, les acteurs du Vignoble, et particulièrement les Indignés du tracé, ne lâchent rien. Ils n’acceptent pas le tracé retenu qui impacte des vignes et des terres bio.

                           

Forte de ses cinq cents adhérents, l’association des Indignés du tra­cé, créée en raison du projet dépar­temental d’un axe structurant est- ouest, au sud de la métropole nan­taise, ne lâche rien. Les adhérents sont résolus à aller jusqu’au bout pour que cette liaison entre Ancenis et Clisson, déjà ramenée de 2 X 2 voies à 2 X 1 voie, ne soit finalement qu’un projet de contournement des villes impactées, et non une nouvelle route.

Parmi leurs adhérents, Michel Mé­nager, et son exploitation bio  de la Parentière, à Vallet, n’est pas le cas le moins épineux. À tel point, que sur le retour de courrier du ministère de l’Agriculture, si Stéphane Le Foll disait approuver le fuseau E1D (sur sept fuseaux), il n’omettait pas de prévenir les élus pour ne pas détruire cette exploitation. « Son courrier n’est pas clair, et apparaît complè­tement utopique ! s’exclame l'agri­culteur. Quelle que soit la part de terrain préemptée, il sait que l’on ne peut exploiter à moins de 300 m, en raison de pollution routière, et sur la partie restante (s’il en reste), on me retirera la mention bio. C’est du gâchis, quand on sait le temps qu’il faut pour l’obtenir (trois ans mini­mum). Surtout que cela fait trois décennies que ces terres sont ex­ploitées en agriculture biologique, autant viticole que légumière. >>

Deuxième préemption en six ans

Ce n’est pas la première fois que Michel Ménager se voit confisquer des terres. « Déjà, en 2009, alors que les tracés n’étaient pas encore définis, la Safer nous avait pris de force 25 ha, pour faire une réserve foncière. Mon fils Guillaume, tech­nicien en bio, avait dû aller voir ailleurs pour travailler, alors qu’il était appelé à prendre ma place. Aujourd’hui, j’ai réussi à reconsti­tuer mes 25 ha (un tiers proprié­taire, deux tiers en fermage) et on veut m’enlever le reste. C’est hors de question. La route, telle qu’elle est présentée, ne se fera pas. On ne se laissera pas faire. »

L’agriculteur ne comprend pas. Pourtant, la loi d’Avenir, prônée par Stéphane Le Foll, défend et protège l’agriculture bio. Alors, pourquoi va­lider un fuseau aussi impactant ? Pour Régis Fraslin, président des In­dignés, c’est incompréhensible, car les quatre tracés plus à l’est, sont moins gourmands en superficies : de 9,1 ha à 14,8 ha, alors que le E1D ôte 16,6 ha de terre.

C’est peut-être la longueur de route de ce tracé (9,4 km) qui domine dans l’esprit des conseillers généraux, car c'est le plus court, donc, probable­ment, le moins cher. Car si le projet initial était chiffré à 90 millions d’euros, aujourd’hui, après tous ces ater­moiements, personne ne se risque à avancer un chiffre. Un dossier de­venu important et encombrant, qui n’est pas sans rappeler celui de l’aé­roport pour le nord-Loire, hormis ses débordements.

Dans l’immédiat, les Indignés ont écrit au ministre de l’Agriculture, pour demander des éclaircissements ;

à Ségolène Royal, pour dénoncer cette destruction environnementale. « Si cela ne suffit pas, ajoute Ré­gis Fraslin, on s’entourera d’avo­cats pour défendre nos droits et la loi, qui est autant d’utilité publique qu’une route. S’il le faut, on alerte­ra encore plus de médias afin d’ap­puyer sur un simple contournement des communes sur le parcours. En tout cas, elle n’est pas prête de voir le jour, cette route. » Le mot de la fin pour l’agriculteur bio : « S’ils ne veulent pas reculer dans leur projet, nous, on avancera. »

Michel FRISSONG.

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 17:04

Vallet sans nuisances faisait également partie de la déléga­tion d'associations qui a parti­cipé à la réunion au conseil général le vendredi 24 octobre au sujet du projet de route Clisson-Ancenis, deuxième partie du fuseau plus large A83-Ancenis. Le courrier du ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll lui a aussi été remis. "Cette réponse tient compte de nos observations, indique Bernard Larraillet, président. Cepen­dant, des retouches devront être effectuées. Une exploita­tion en agriculture biologi­que pose problème. Le tracé pourrait être revu en consé­quence, pour épargner cette dernière. Notre association place en priorité le respect des riverains. Nous espérons donc que les modifications de tracé apportées ne se tra­duiront pas par davantage de maisons touchées que les pré­cédents".

                                  "Pas d'alternative à ce projet"

 

La structure a rappelé qu’il n'y a pas d'alternative à ce pro­jet, puisque "six projets de petits contournements ont été essayés à Vallet sans suc­cès pendant 20 ans, entre 1985 et 2005". Vallet sans nuisances ajoute que "d'autres avaient aussi été essayés dans les années 90 à Mouzillon, La Boissière-du- Doré et Saint-Laurent-des- Autels sans aboutir non plus”. L'association s'est per­mis de rappeler les conclu­sions de l'enquête publique de 1999, "qui condamnait le principe.

La structure a rappelé qu’il n'y a pas d'alternative à ce pro­jet, puisque "six projets de petits contournements ont été essayés à Vallet sans suc­cès pendant 20 ans, entre 1985 et 2005". Vallet sans nuisances ajoute que "d'autres avaient aussi été essayés dans les années 90 à Mouzillon, La Boissière-du- Doré et Saint-Laurent-des- Autels sans aboutir non plus”. 

 

L'ASIM et d'autres organisations pensent et se mobilisent pour la réalisation de déviations locales.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 16:48

Suite à la concertation orga­nisée par le Département dans le cadre du projet routier Clisson-Vallet-Ancenis, l'associa­tion des Indignés du tracé, mobilisée contre le tracé, s'est réunie à Mouzillon pour déter­miner le plan d'actions. Pre­mière demande, l'association, qui rassemble des foyers et des exploitants, a adressé un cour­rier au ministre de l'Agricul­ture, Stéphane Le Foll, afin que ce dernier "clarifie l'avis", souligne Olivier Fraslin, le pré­sident. Car selon l'association, toute l'étude jointe au dossier sur la biodiversité a été "pipée".

Les Indignés du tracé a éga­lement écrit à la ministre de l'environnement "pour l'aler­ter sur les dommages irréver­sibles du projet". Dans le cour­rier, l'association demande aussi qu'une étude soit réalisée par une commission indépen­dante, "afin d'éviter un nou­veau Sivens", souligne le Mou­zillonnais. "C'est un projet qui avoisine les 70 millions d'euros", ajoute le président.

L'association, qui reçoit de nouvelles adhésions, se mobi­lise "pour faire obstruction" au projet. Elle annonce "aller voir tous les habitants impactés", afin de les informer. Pro­met des actions. Et dit se rap­procher "d'un cabinet d'avo­cats spécialisé en droit rural pour protéger l'exploitation bio de la Parentiere, mais aussi pour avoir des conseils juridiques".

Parallèlement, les viticul­teurs de l'association - "il y a un noyau dur d'une dizaine d'ex­ploitations qui dit non", rap­pelle le Mouzillonnais - vont se rapprocher du SDAOC. L'asso­ciation va étudier le parcellaire pour identifier les clos touchés. L'impact dépendra du position­nement exact du tracé. Exem­ple au Cléray. Les domaines viticoles, dans le flou, atten­dent d'en savoir plus. A quel­ques mètres près, "des hectares de vignes peuvent être tou­chés", explique Pierre-Jean Sauvion, du château du Cléray.

Hervé Pavageau

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 16:10

Clisson-Ancenis: des attentes et une colère

Une semaine après avoir reçu les maires concernés et les trois conseillers géné­raux, Jean-Yves Ploteau, vice-président en charge des transports, a réuni, vendredi dernier, autour de la table, tous les acteurs concernés par le projet routier Clisson- Vallet-Ancenis. Bilan et réactions.

La rencontre au cours de laquelle le Département a fait la lecture de l'avis favorable du ministre de l'Agriculture, en faveur du tracé E1D, et a pré­senté le calendrier du projet et les tableaux d'impact s'est faite en deux temps. La première, calme, s'est déroulée avec les élus et les représentants des chambres consulaires, du SDAOC et de l'INAO. La seconde, avec les associations, a été beaucoup plus houleuse.

Sur les sept associations invi­tées, une s'est montrée particu­lièrement incisive et en colère : les Indignés du tracé. L'associa­tion, qui revendique 500 famil­les adhérentes, a démonté le projet. Olivier Fraslin, le prési­dent, habitant à la Barillère, vil­lage impacté, juge l'avis du ministère ambigu. "Il semble donner un avis favorable au tracé E1D mais les restrictions sont si contraignantes qu'il ne peut pas être réalisé". L'as­sociation fustige aussi "l'igno­rance totale des conséquences sur la population". "Des mil­liers de personnes sont pris dans les vents dominants dans les villages, avec l'im­possibilité de les protéger en raison d'un viaduc passant au-dessus de la Sanguèze", condamne Olivier Fraslin. L'as­sociation, qui réaffirme que le "fuseau ne permet pas le développement économi­que" du canton de Vallet, prône des petits contourne­ments de bourgs moins coû­teux et réalisables à court terme.

Le chaud...

Pour le reste, les associations venues pour s'informer atten­dent d'analyser le projet. D'au­tant que des acteurs ne se disent pas pressés. Dans leur viseur, les élections départe­mentales de mars 2015. Un changement de majorité et le projet pourrait subir un nou­veau coup de frein. En atten­dant, le Département s'est féli­cité que les élus se soient mon­trés "unanimes" quant à la nécessité de la liaison pour l'attractivité du territoire et la sécurité des bourgs de Vallet, La Boissière-du-Doré et Mouzillon. Une commune qui voit passer 11 500 véhicules par jour, selon les derniers chiffres. Et non 14 000 véhicules comme le publie le conseil général.

Interrogé, Jérôme Marchais, maire de Vallet, s'est montré prudent quant "à la perspec­tive d'aménagement par rap­port aux contraintes agrico­les. Il faudra voir comment l'impact sera minimisé". Et s'est dit conscient que le tracé qui "n'est pas la panacée" est le seul projet d'aménagement. Un projet qui ne verra pas le jour avant 15 ans. Un délai qui inquiète le maire de Vallet au vu du trafic qui traverse la com­mune. L'élu a redemandé au Département "la réalisation d'un barreau routier pour ali­menter la zone industrielle des Dorices". Et s'est réjoui que le conseil général rencontre en privé les conseillers munici­paux de Clisson, Mouzillon et Vallet. A Vallet, la réunion est prévue le 19 novembre.

...et le froid

Plus réservé sur le tracé retenu, Patrick Baleydier, le maire de Mouzillon, a appelé de ses vœux "la réalisation d'une infrastructure". "Le monde agricole est ouvert à là discussion, a-t-il com­menté. Le monde économi­que pousse beaucoup. Reste à trouver un compromis qui satisfasse tout le monde." Si le maire de Mouzillon ne remet pas en cause le projet, il se dit "plus froid pour l'itinéraire choisi". Et attend "d'analyser les éléments techniques "avant de se positionner sur le fuseau.

Pour le syndicat d'appella­tion du muscadet, opposé au tracé, c'est le directeur Frédéric Macé qui a assisté à la rencon­tre. Le directeur du syndicat a récupéré l'avis du ministre de l'Agriculture. Mais n'a fait "aucun commentaire". "On va l'analyser de près, discuter avec les services de l'Inao, se caler au calendrier du conseil général et voir de quelle manière on va recueillir l'avis des viticulteurs", a-t-il répondu au lendemain de la rencontre. Une concertation avec la viticulture est prévue en janvier 2015.

De son côté, le conseil géné­ral a annoncé que deux études vont être engagées dès 2015. Une étude de tracé supplémen­taire à la Fréchotière va évaluer l'impact sur les parcelles AOC, les riverains et le milieu natu­rel. La seconde étude foncière et agricole concerne les solu­tions à envisager pour assurer la pérennité de l'exploitation bio située à la Parentière à Vallet.

                                                                                                              Hervé Pavageau

 

 

"On ne fait pas de routes pour embêter les gens"

Lors de la rencontre territoriale organisée lundi à la Garenne-Lemot, Philippe Grosvalet et Jean- Yves Ploteau sont revenus sur la réunion de vendredi dernier. Le président du conseil général, un brin agacé par l'attitude des opposants, a rappelé que le Département "ne fait pas de routes j>our embêter les gens. Ni contre les élus". "On construit des infrastructures dans l'intérêt géné­ral." D'autant que le projet d'infrastructure en question est "le résultat d'un compromis" et "d'une demande constante des élus locaux, du monde économique et d'une grande majorité des habitants."

Concernant l'exploitation bio, Philippe Grosvalet a insisté sur l'engagement de réduction d'im­pact et de compensation. "Ce n'est pas un hasard si la Loire-Atlantique est le premier dépar­tement en surface agricole biologique." Jean-Yves Ploteau s'est félicité que le projet entre dans sa phase active. "Il n'y a pas d'opposition mais des inquiétudes", a exprimé le vice-président en charge des mobilités. Les études pour tracer un projet routier plus précis vont commencer. "On a du temps devant nous. La route ne sera pas construite demain", a-t-il souligné. Le conseil géné­ral doit rencontrer prochainement les conseillers municipaux et l'exploitation bio impactée.

 

L'Asim le veut plus à l'est

Autre invité du conseil général, l'Asim (Association de sau­vegarde des intérêts mouzillonnais). Trois représentants de la structure étaient présents. Ses membres n'ont pas changé de version depuis le départ. "Pour nous, le meilleur tracé est celui tout à l'est, indique Jean Babonneau. C'est le moins cher, le plus direct et le moins impactant pour la vigne".

A la différence de tous les projets actuels, il ne partirait pas du Fief-Bignon, zone de convergence, près de la zone de Câlin, à Clisson. "A l'échangeur de Gorges, la nouvelle route rejoindrait le contournement de Cugand, ce qui desservirait la zone de Tabari. Ensuite, on franchit la Sèvre à Gétigné où un pont est déjà prévu. Puis direction Saint-Crespin, Tillières puis l'est de La Regrippière et on rattrape la route Cholet-Ancenis au Fuilet".

Un scénario qui n'a jamais été étudié du fait de l'absence d'entente entre le conseil général de Loire-Atlantique et son homologue du Maine-et-Loire. L'Asim attend les prochaines élections départementales.

 

30/10/2014 - L'Hebdo - Aménagement routier
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 15:53

Après les élus du Vignoble, le Département rencontre, ce jour, les associations de défense pour l’axe Clisson-Ancenis.

Depuis la réponse du ministère de l’Agriculture reçue le 28 août dernier, concernant l’axe routier Clisson-An­cenis, le Département multiplie les échanges pour avancer sur le dos­sier. Le sujet n’en finit plus de rebon­dir et traîne en longueur. De tracé en tracé, après les divers mécontente­ments d’élus, profession viticole et autres associations de défense, il semble que le conseil général veut accélérer la cadence, alors que les échéances électorales en leur sein se profilent.

Après avoir rencontré les élus du secteur voici quelques jours, ce ven­dredi, Jean-Yves Ploteau, en charge des mobilités au Département, va recevoir les associations de dé­fense et le syndicat des appella­tions (SDAOC). Il leur sera fait état de la réponse de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. Celui-ci sti­pule qu’il est « favorable au fuseau E1D (l’un des sept nouveaux propo­sés) qui impacte le moins de péri­mètres classées en appellation ». Il y donne quelques précisions : « Il faudra néanmoins revoir les consé­quences sur une exploitation en po­lyculture-élevage à la Parentière. Je demande à ce que soit prioritaire­ment étudiée une solution de relo­calisation partielle ou une mesure compensatoire, afin de s’assurer du maintien et de la viabilité de cette exploitation en agriculture biolo­gique. »

Cela ressemble à un « oui mais » qui risque de ne pas satisfaire nombre de parties concernées. Une continuité certainement, mais pas une avancée qui peut laisser penser qu'on n’est pas près de l'emprunter cette route !

Michel FRISSONG.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 17:29

Aménagement routier

 

Axe Clisson-Ancenis : la concertation démarre

Après la concertation publique en juin 2013, le Département rouvre le dossier en rencontrant tous les acteurs concernés, vendredi.

Le dossier de la liaison rou­tière Clisson-Vallet-Ancenis s'accélère. Nouvelle rencon­tre à l'hôtel du département. Après les maires la semaine dernière, le conseil général reçoit vendredi 24 octobre les élus, associations et syndicat d'appellation du muscadet.

Suite à l'avis favorable du ministère de l'Agriculture en faveur d'un tracé, le Départe­ment a reçu la semaine der­nière les maires concernés par le projet routier. Après la ren­contre, le Département, financeur du projet routier, a signalé dans un communiqué que "tous les élus ont confirmé leur volonté de mener à bien un projet essentiel pour le développement du Vignoble nantais". Tous ? Excepté peut- être Patrick Baleydier. Le maire de Mouzillon, hostile au fuseau, n'a pas digéré la manière de communiquer du conseil général. A Vallet, autre commune fortement impactée, Jérôme Marchais affiche "une position plus construc­tive". Même si le maire de la capitale du muscadet "déplore le manque de concertation vis-à-vis des élus locaux". Et s'inquiète des délais annoncés, au regard du trafic routier qui ne cesse d'augmenter. "On nous annonce un projet de 2 X 1 voie qui ne verra pas le jour avant 15 ans", s'étrangle l'élu dont la commune voit passer quotidiennement sur la Contournante des milliers de véhicules et une noria de poids lourds.

A Vallet, deux demandes

Le maire de Vallet a demandé "deux choses" au Départe­ment. La première ? C'est "la garantie" pour Vallet d'avoir "un échangeur pour alimen­ter la zone d'activités des Dorices". Cet aménagement se situerait au niveau de la carrière des Touches. L'échangeur per­mettrait de raccorder un bar­reau routier, allant du parc industriel de Vallet à la future liaison structurante. La seconde ? Le maire de Vallet a demandé que le conseil général présente le dossier dans tous les conseils municipaux concer­nés, individuellement. "Il y a de nouveaux élus. Tout le monde doit avoir le même niveau d'information. A Val­let, on les attend", a souligné Jérôme Marchais.

Nouvel épisode cette semaine. Jean-Yves Ploteau, vice-président au conseil géné­ral en charge des déplace­ments, passe la seconde en lan­çant la concertation. Vendredi 24 octobre, élus (maires, conseillers généraux, députée du Vignoble) seront de nou­veaux conviés à la table de l'hô­tel du Département. Le syndi­cat d'appellation du muscadet contre le fuseau ainsi que les associations de riverains ont aussi été invités. Parmi elles : les Indignés du tracé. Dans un premier temps, l'association très mobilisée contre le tracé retenu avait décidé de boycot­ter la réunion. Finalement, sous l'impulsion des maires de Mouzillon et Vallet, l'AIT a annoncé "[sa] présence à la réunion pour défendre les milliers d'habitants impactés par la route".

Dans ce dossier, "un travail de fourmi" attend les services. Ces derniers devant déporter le tracé de base pour suivre les recommandations du minis­tère de l'Agriculture. La pre­mière étant de protéger une exploitation bio, située à la Parentière, à Vallet.

Hervé Pavageau

L'HEBDO 23/10/2014 -Axe Clisson-Ancenis: La concertation démarre
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 11:41

Les autres réactions

•             Jérôme Marchais, maire de Vallet- "Je ne suis pas au courant. Je n'ai reçu aucune information. Ni été convié à aucune réunion. J'ai appris l'information par la presse. Des habitants nous posent des questions. Et on a l'impression de faire des réponses de Normands. C'est un dossier très important qui impacte les collectivités et les maires ne sont pas informés. Je trouve ça extrêmement léger et irrespectueux par rapport aux élus locaux. On est pris entre le marteau et l'enclume. Est-ce politique ? Je ne sais pas... "

•             Sophie Errante, députée du Vignoble nantais- Sur le fond ? "Si ce tracé paraît bien meilleur qu'en 2009, il n'est pas parfait.  Il y a à retravailler. En clair, l'avis dit OK pour le tracé. Mais attention aux proches d'habitations. Et surtout à l'exploitation biologique. Ce n'est pas une liste à la Prévert. Mais l'exploitation ne peut pas être réduite. Et doit être maintenu. Ça signifie que les services et la concertation doivent trouver le meilleur itinéraire pour que son existence perdure. Or, là, le tracé la met à terre. Soit on retrouve l'équivalent pour que l'exploitation fonctionne. Soit le tracé passe ailleurs pour ne pas la mettre en péril. Maintenant, il n'y a pas d'urgence. Ce n'est pas un chantier qui va déclencher le démarrage des pelleteuses. On a une dizaine d'années devant nous."

Sur la forme ? "Je n'ai pas à juger la manière de communiquer du Département. J'ai plaidé en faveur d'un maximum de communication et de transparence. Mais franchement, la méthode (Ndlr ; via un communiqué de presse) ne prévaut pas à un climat serein et apaisé. Je partage certaines interrogations. Je comprends  les vexations et les énervements. Reste qu’il faut rapaiser le climat. C'est un dossier qui nécessite beaucoup de travail. Autant que ça se passe bien."

•Joël Forgeau, président du Syndicat d'appellation muscadet-  Un brin fâché. Une semaine après l'annonce du Département, le viticulteur Mouzillonnais n'avait toujours pas pris connaissance de l'avis du ministère. "Nous n'avons aucun retour tant de la part du conseil général que de l'INAO. C'est assez cavalier. Ça nous perturbe quand même. C'est nous qui avions demandé au Département de saisir le ministère. On attend de voir cet avis. Après ? On va le lire, le décortiquer, le transmettre aux vignerons concernés. Afin de recueillir leur avis. C'est la procédure habituelle", conclut le président dont la position n'a pas bougé. Le syndicat du muscadet hostile à tout tracé routier qui "massacrerait" l'appellation milite pour "des déviations des bourgs de Vallet et Mouzillon."

Le maire de Mouzillon ne digère pas

Patrick Baleydier, opposé à ce tracé, ne digère pas l'annonce du conseil général par voie de presse. Réputé modéré, l'élu UMP ne mâche pourtant pas ses mots.

L'Hebdo de Sèvre et Maine : Comment réagissez-vous après l'avis favorable du ministère de l'agriculture donné à la route Ancenis- Clisson ?

Patrick Baleydier : Extrêmement mal. On a appris ça dans la presse. J'en veux au conseil général qui n'a pas eu la décence de nous prévenir que le courrier était arrivé, et surtout nous dire quelles sont les motivations du changement d'avis du ministère (qui avait dit non en 2009). On ne sait d'ailleurs toujours pas. Officiellement, nous ne sommes pas au courant. De toute façon, on n'a jamais été associé depuis que le projet a été revu. C'est pareil pour le maire de Vallet, nouvellement élu à ce poste depuis mars dernier, et que personne du Département n'a daigné venir voir pour exprimer les enjeux et la situation du dossier.

HSM : A vous écouter, vous avez clairement le sentiment d'avoir été mis de côté ?

 P. B. : Il est clair que cette façon de faire du conseil général est extrêmement légère, pour ne pas dire marquée d'incompétences. C'est élémentaire de contacter les premiers concernés. Mais j'ai compris récemment que si les maires n'acquiesçaient pas le tracé, ils seraient tenus responsables de faire capoter le projet. Même notre conseiller général avait ordre de ne rien nous dire. Malgré nos interrogations en commissions intercommunales.

HSM : Vous payez peut-être votre opposition à ce tracé ?

P. B. : Je me suis effectivement déjà exprimé sur ce que j'en pensais. Ce n'est pas celui qui à ma préférence. Mais là encore, connaissant ma position, personne n'est venu me voir. Le conseil général aurait pu se demander pourquoi je changeais d'avis, parce qu'à la base, je suis convaincu que pour l'économie du Vignoble, cet axe entre les autoroutes Nantes- Bordeaux et Nantes-Angers est une bonne chose. Mais là, on se fiche des avis du terrain. On est les premiers concernés. Pourtant, je suis quelqu'un qu'on peut convaincre. C'était simple de venir discuter.

HSM : Pourquoi cette opposition au juste ?

P. B. : En 2009, le ministère retoquait le projet parce qu'il impactait trop la vigne. Il laissait toutefois entrouvert la possibilité d'étudier de nouvelles solutions, mais uniquement plus à l'est. Il faudra donc m'expliquer pourquoi, le tracé accepté cinq ans plus tard, soit 2 km plus à l'ouest que le précédent. Entretemps, sur ces préconisations ministérielles, la commune a autorisé des permis de construire. Des gens habitent un secteur dont le cadre de vie va être fortement impacté. Ce n'est pas logique. Et quand on me dit que j'aurais dû être plus prudent, c'est une malhonnêteté intellectuelle. Moi je me tiens à ce qui est indiqué.

Laurent Fortin

Il est dommage que cette position n'ait pas été prise plus tôt.

 

Patrick Le Jallé : "Satisfaction en attendant du concret"

Le délégué territorial de la chambre de commerce et de l'industrie (CCI) pour le Vignoble nantais est heureux que le projet soit enfin débloqué. Patrick Le Jallé, à la tête d'une société de travaux publics à Clisson, demande toutefois au conseil général de présenter rapidement un calendrier des travaux pour l'ensemble de l'axe A83-Ancenis.

L'Hebdo de Sèvre et Maine : Vous avez dû être ravi d'apprendre l'avis du ministère...?

Patrick le Jallé : C'est en effet une bonne chose qu'après de longues années de discussions et d'études, un compromis ait été trouvé entre la viticulture et le conseil général. Le dossier n'a que trop duré. Il est resté longtemps à l'état de projet. J'espère qu'il avancera vite désormais. Que le conseil général mettra les moyens financiers en face. Même si je sais qu'il y aura encore le temps des enquêtes publiques et sans doute faire quelques ajustements à la marge.

HSM : En quoi cette route est attendue pour les entrepreneurs du Vignoble ?

P. L. J. : On sait que ce type d'infrastructures est porteur pour l'économie d'un territoire. Il le désenclave. Et sans penser à de futures zones économiques, cette route aidera celles qui existent déjà. Notamment celle de Tabari à Clisson qui voient plus d'entreprises fermer qu'ouvrir.

HSM : Pourtant, ce parc d'activités est loin de la route ?

P. L. J. : Cette route n'est qu’un chaînon qui manquait à un ensemble qui a déjà reçu les autorisations administratives. Je pense à l'échangeur de l'A83 au niveau de Montbert dont les travaux devraient démarrer en novembre ou décembre (les entreprises ont déjà été retenues). Je pense aussi au tronçon entre Aigrefeuille et Clisson pour lequel les aménagements fonciers sont réalisés depuis des années mais pour qui on attend toujours l'appel d'offres. Maintenant, on a les trois tronçons. Et même être à un kilomètre d'un tel axe, c'est un atout.

HSM : Qu'attendez-vous maintenant ?

P. L. J. : Je le répète, il faut désormais que le conseil général prenne ses engagements et qu'il présente un calendrier. On a vu que localement, on a des élus qui se bougent à l'instar de ceux qui composaient la communauté de communes lors du dernier mandat : ils ont permis à l'usine Définox à Gétigné, de se maintenir sur le territoire, en ouvrant la possibilité d'une implantation sur la zone de Tabari.

L.F.

Club Alliance : "Qu'elle se fasse, peu importe où elle passe"

Pour le club Alliance, association regroupant des entrepreneurs du Vignoble nantais, la position n'a pas varié. "Toutes les décisions qui seront favorables à l'avancée du projet de route, nous satisferont. Cet avis du ministère en fait partie, indique Jocelyn Douillard, président depuis quatre ans. Peu importe où elle passe, il n'est pas normal qu'on mette aujourd'hui 1 h 10 pour rejoindre Ancenis, de Clisson. On a des traversées de bourgs incohérentes. Stop. Cet axe doit mieux irriguer le territoire. Beaucoup d'artisans refusent des chantiers nord-Loire du fait de cette situation, car leurs marges sont mangées dans les bouchons du pont de Belle- vue ou du périphérique nantais. Ce n'est pas normal".

L'ambulancier Clissonnais espère maintenant que "les enquêtes publiques ne réveilleront pas les problèmes de fond de jardin". "On sait que les projets dans notre département ont du mal à aboutir pour quelques intérêts particuliers. On a un peu tendance à écouter ceux qui s'opposent à un projet au lieu des acteurs économiques. Or, cette route serait une bonne nouvelle pour l'emploi car elle irriguera bon nombre de zones d'activités situées à quelques kilomètres", conclut-il. Le club Alliance restera en veille pour rappeler l'importance de cet axe ralliant l’A83 à Ancenis.

 

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